Skip to content
-
Subscribe to our newsletter & never miss our best posts. Subscribe Now!
Unic3D Tech Unic3D Tech
Unic3D Tech Unic3D Tech
  • Home
  • Home
Close

Search

  • https://www.facebook.com/
  • https://twitter.com/
  • https://t.me/
  • https://www.instagram.com/
  • https://youtube.com/
Subscribe
Uncategorized

Test de l’imprimante 3D NL 98 Intamsys : chambre chauffée et matériaux techniques

By robert_walker0460
September 14, 2026 5 Min Read
Comments Off on Test de l’imprimante 3D NL 98 Intamsys : chambre chauffée et matériaux techniques

La NL 98 Intamsys occupe une position particulière sur le marché : elle vise ceux qui veulent imprimer des matériaux techniques sans passer à une machine industrielle. Son atout principal, une chambre chauffée jusqu'à 90 °C, permet de travailler le polycarbonate, le nylon ou certains composites chargés en fibres. Mais cette capacité a un revers : la consommation électrique est sensiblement plus élevée que sur une machine classique, et la gestion thermique demande de la méthode. Ce retour d'expérience repose sur des observations de fonctionnement en conditions réelles, et non sur les chiffres du constructeur.

Caractéristiques techniques principales

Avec un volume d'impression de 260 × 260 × 300 mm, la NL 98 se positionne dans une catégorie intermédiaire. La buse standard est de 0,4 mm, mais on peut la remplacer par des modèles de 0,6 mm ou 0,8 mm pour des couches plus épaisses. La température de buse atteint 300 °C, et le plateau peut monter à 120 °C. Le boîtier fermé avec chambre chauffée est essentiel pour éviter le gauchissement des pièces en matériaux techniques.

Voici les caractéristiques annoncées sur la fiche technique :

  • Volume d'impression : 260 × 260 × 300 mm
  • Température de buse maximale : 300 °C
  • Température de plateau maximale : 120 °C
  • Température de chambre maximale : 90 °C
  • Épaisseur de couche : de 0,05 mm à 0,4 mm
  • Vitesse d'impression maximale : 120 mm/s (en pratique, on reste souvent sous 80 mm/s)
  • Extrudeur à entraînement direct
  • Capteur de fin de filament et détection de bourrage

Construction et qualité perçue

Le châssis en aluminium utilise des profilés de 40 × 40 mm pour les axes principaux. La rigidité est correcte, même si la machine reste plus légère que certaines imprimantes professionnelles de la même gamme. Le plateau en aluminium est recouvert d'une surface en verre dépoli, qui donne de bons résultats avec le PLA et le PETG, mais qui peut poser problème avec le nylon si on ne prépare pas la surface au préalable.

La porte avant et les panneaux latéraux en polycarbonate transparent permettent de surveiller l'impression sans ouvrir la chambre. C'est un point pratique, car ouvrir la porte en cours d'impression avec du PC ou du nylon peut provoquer une chute brutale de température et un décollement de la pièce.

Température de chambre et impact sur les matériaux

La chambre chauffée est le principal argument de la NL 98. À 90 °C, elle réduit nettement le risque de déformation pour le polycarbonate, l'ABS ou le nylon. Cependant, la température ne se maintient pas automatiquement de manière homogène sur toute la hauteur : le système de chauffage est situé à l'arrière, et la circulation d'air n'est pas parfaitement répartie. Dans la pratique, on observe un écart de 5 à 8 °C entre le bas et le haut de la chambre, ce qui peut être critique pour des pièces hautes.

Pour les matériaux courants comme le PLA, la chambre chauffée peut devenir un inconvénient si on ne la ventile pas : le PLA se ramollit à partir de 60 °C, ce qui provoque des défauts de surface sur les ponts et les surplombs. Il est donc recommandé de désactiver le chauffage de chambre pour le PLA, ou d'ouvrir légèrement la porte pour laisser la chaleur s'échapper.

Précision et qualité d'impression

Lors des tests, la NL 98 a montré une précision dimensionnelle correcte, avec des écarts de l'ordre de 0,1 mm sur des pièces de 100 mm, ce qui est dans la moyenne des imprimantes de cette gamme. La qualité de surface dépend beaucoup du réglage de la température de buse et de la vitesse. Avec du PLA à 210 °C et une vitesse de 60 mm/s, les couches sont régulières et les angles nets. Avec du PC à 270 °C, il faut réduire la vitesse à 40 mm/s pour éviter les artefacts dus à une mauvaise fusion.

Le capteur de bourrage est un point positif : il détecte les blocages dans le tube PTFE et met l'impression en pause. Cependant, la reprise après une pause n'est pas toujours parfaite, et on peut voir une ligne de reprise à l'endroit où l'impression a été interrompue. Pour des pièces fonctionnelles, cela peut être un défaut esthétique, mais rarement un problème structurel.

Compatibilité des matériaux et réglages recommandés

La NL 98 accepte une large gamme de matériaux, mais tous ne nécessitent pas la même préparation. Voici un tableau récapitulatif des réglages que nous avons trouvés efficaces lors de nos essais :

Matériau Température de buse Température de plateau Température de chambre Remarques
PLA 200–215 °C 50–60 °C Désactivée ou 30 °C Ventiler la chambre pour éviter le ramollissement PETG 230–245 °C 70–80 °C Bonne adhérence avec le verre dépoli ABS 240–260 °C 90–100 °C Chambre chaude indispensable pour éviter le gauchissement Polycarbonate 270–290 °C 100–110 °C 80–90 °C Utiliser une buse en acier trempé pour les composites Nylon 250–270 °C Prévoir un agent d'adhérence sur le plateau Composites (CF, GF) 260–280 °C Buse renforcée obligatoire

Points forts et points faibles

Après plusieurs semaines d'utilisation, voici ce qui ressort de manière objective.

Points forts

  • Chambre chauffée jusqu'à 90 °C, ce qui élargit la gamme de matériaux utilisables
  • Extrudeur direct, plus fiable pour les matériaux flexibles ou techniques
  • Construction rigide et capteurs de sécurité (fin de filament, bourrage)
  • Volume d'impression correct pour des pièces de taille moyenne
  • Points faibles

  • Consommation électrique élevée : comptez environ 500 W en fonctionnement avec la chambre à 80 °C, ce qui peut faire grimper la facture si on imprime en continu
  • Le plateau en verre dépoli n'est pas idéal pour tous les matériaux ; il faut souvent ajouter un agent d'adhérence
  • Le firmware est un peu limité en termes de réglages avancés (pas de réglage fin du flux en direct, pas de compensation de ressuage automatique)
  • Le bruit du ventilateur de chambre est audible, même en veille
  • Utilisation pratique et post-traitement

    Pour tirer le meilleur parti de la NL 98, il faut penser au post-traitement dès la conception de la pièce. Les pièces en ABS ou en PC bénéficient d'un traitement de recuit pour améliorer leur résistance thermique, mais cela peut provoquer une légère déformation si la pièce n'est pas conçue avec des angles droits. Pour les pièces en nylon, l'humidité est un problème : le filament doit être stocké dans un conteneur sec, sinon on observe des bulles et une surface irrégulière.

    La plaque perforée en aluminium peut être une alternative intéressante au plateau en verre, notamment pour les matériaux qui ont tendance à se décoller. Nous avons d'ailleurs testé la plaque perforée FR 103 Perforated Plate V2 sur une autre machine, et les résultats d'adhérence étaient nettement supérieurs pour le PETG et le nylon. Sur la NL 98, il faudra vérifier la compatibilité avec le système de fixation magnétique, car la plaque n'est pas livrée avec des aimants adaptés.

    Comparaison avec d'autres machines de la gamme

    Face aux autres modèles du marché, la NL 98 se distingue par son rapport entre volume d'impression et température de chambre. Les machines de bureau classiques plafonnent souvent à 60 °C de chambre, ce qui limite leur usage aux matériaux standards. Les systèmes industriels atteignent des températures plus élevées, mais leur prix et leur encombrement sont d'un tout autre ordre. La NL 98 se situe donc dans une zone intermédiaire, avec des compromis assumés sur la précision et le firmware.

    Un dernier point : la NL 98 est livrée avec un logiciel de tranchage compatible avec les formats STL et OBJ. Pour les utilisateurs qui souhaitent exploiter pleinement les matériaux techniques, il faudra prévoir un budget pour un sécheur de filament et des buses renforcées, car ces éléments ne sont pas inclus dans le pack de base.

    Author

    robert_walker0460

    Follow Me
    Other Articles
    maquette architecturale avec pièces imprimées en 3D
    Previous

    NL 97 Bouwsector : test du filament technique pour le bâtiment

    Next

    ColorFabb nL 9 : test complet du filament copolyester technique