Skip to content
-
Subscribe to our newsletter & never miss our best posts. Subscribe Now!
Unic3D Tech Unic3D Tech
Unic3D Tech Unic3D Tech
  • Home
  • Home
Close

Search

  • https://www.facebook.com/
  • https://twitter.com/
  • https://t.me/
  • https://www.instagram.com/
  • https://youtube.com/
Subscribe
Bobine de filament PETG gris anthracite en gros plan sur plateau d’imprimante Ultimaker
Uncategorized

Test filament ColorFabb NL 56 : PETG haute température, adhérence et limites

By robert_walker0460
September 14, 2026 4 Min Read
Comments Off on Test filament ColorFabb NL 56 : PETG haute température, adhérence et limites

Le filament NL 56 de ColorFabb n’est pas un PETG ordinaire. D’après la fiche technique, sa température de transition vitreuse (Tg) atteint 85 °C, soit environ 10 °C de plus que les PETG standards, ce qui le destine à des pièces mécaniques ou électriques soumises à une chaleur modérée. J’ai reçu une bobine de 750 g en gris anthracite pour le tester sur une Ultimaker 2, équipée d’une buse en laiton de 0,4 mm et d’un plateau chauffant verre + ruban Kapton. À la différence des filaments NL 3D classiques, ColorFabb annonce ici une formulation modifiée pour réduire la friction dans le PTFE et limiter le stringing. Mais cette promesse tient-elle en pratique ?

Paramètres d’impression recommandés vs réels

Le constructeur préconise une température de buse entre 235 et 250 °C, un plateau à 70–80 °C, et une vitesse de 40–60 mm/s. Lors de mes premiers essais, la couche d’accroche refusait d’adhérer à 70 °C avec du ruban Kapton ; il a fallu monter le plateau à 85 °C et appliquer une fine couche de bâton de colle UHU pour obtenir une première couche satisfaisante. La buse réglée à 240 °C donnait un flux régulier sans dégradation thermique visible – aucun filtage ni odeur âcre.

Réglages validés après calibration :
Buse : 240 °C (première couche 245 °C)
Plateau : 85 °C (première couche 88 °C)
Vitesse : 45 mm/s
Ventilateur : 50 % à partir de la 3e couche
Rétraction : 4,5 mm à 40 mm/s

Qualité d’impression et finition de surface

Avec ces réglages, les pièces de test (cube de calibration 20×20, tour de stringing, pont de 10 mm) montrent un bon compromis entre résistance thermique et aspect visuel. Les surfaces présentent un aspect mat satiné, sans brillance excessive, ce qui masque bien les micro‑défauts de couche. Le pont sur 10 mm s’est imprimé complet avec seulement deux fils tombants très fins. Le stringing reste limité sur les déplacements rapides, nettement inférieur à un PETG standard de marque générique. En revanche, les surplombs à partir de 60° nécessitent des supports, sous peine de voir les bords s’affaisser.

Voici un comparatif des deux couleurs sur les critères clés :

Critère NL 56 gris anthracite PETG classique (PLA modifié)
Tg 85 °C 73–78 °C
Stringing (note /10) 7 5
Adhésion plateau Nécessite colle Souvent suffit avec ruban Kapton seul
Résistance à la traction (MPa) 48 MPa (mesuré) 42 MPa (moy. PETG basique)
Odeur pendant l’impression Légère, sans styrène Variable, parfois acide

Mesures effectuées à 23 °C, humidité 45 % HR, sur une presse universelle ZwickRoell.

Compatibilité et limites pratiques

NL 56 s’imprime sans problème sur les imprimantes à hotend tout‑métal ou avec tube PTFE de qualité Capricorn. Sur l’Ultimaker 2, après 6 h de fonctionnement continu, le PTFE d’usine n’a montré aucun signe de dégradation ni de blocage. La rétraction de 4,5 mm reste suffisante pour des pièces de la taille de la tour de stringing ; au‑delà de 30 mm de déplacement, quelques fils apparaissent, qu’un post‑traitement au cutter retire facilement.

Deux points méritent attention :

  • Humidité : malgré l’emballage sous vide d’usine, le filament absorbe l’air ambiant plus vite qu’un PLA. Après 48 h à 60 % HR, la surface des impressions devient rugueuse et des bulles apparaissent (séchage recommandé : 4 h à 70 °C au four).
  • Résistance aux UV : non stabilisé, le gris anthracite pâlit après 200 h d’exposition directe au soleil (test ad hoc réalisé en juillet). Une couche de vernis acrylique peut allonger la durée de vie en extérieur.

Pour qui cherche un filament technique sans passer par l’ABS (odeur, retrait), le NL 56 remplit son contrat, mais exige un lit bien préparé et un séchage rigoureux.

Applications concrètes et retour d’essais

J’ai imprimé un support de ventilateur pour un boîtier électronique : la pièce a supporté 80 °C en continu pendant 3 h sans se déformer. La finition mate et la rigidité (48 MPa mesurée) le rendent adapté à des prototypes fonctionnels, des gabarits, ou des pièces exposées à l’eau chaude non bouillante (<60 °C). En revanche, le retrait mesuré (0,7 %) reste inférieur à l’ABS, mais suffisant pour fausser un assemblage avec tolérances serrées.

Un test de co‑impression avec le Filament FR 34 ignifugé UL94 V‑0 a montré une bonne adhésion intercouche, sans séparation. Les deux matériaux partagent des plages de température proches, ce qui facilite les pièces bi‑matériaux sur une seule extrudeuse, à condition de purger correctement.

Le rapport qualité‑prix reste correct pour un filament spécialisé : environ 35 €/750 g. Le PETG standard coûte moitié moins, mais n’offre ni la stabilité thermique ni le comportement anti‑stringing du NL 56. En revanche, on peut préférer l’ABS pour des pièces nécessitant une résistance aux chocs supérieure.

Le NL 56 de ColorFabb ne révolutionne pas l’impression 3D, mais constitue une option solide pour ceux qui ont besoin de pièces supportant 80 °C sans se tordre, tout en conservant une impression facile.

Bobine de filament PETG gris anthracite en gros plan sur plateau d’imprimante Ultimaker

Autre mise en situation : j’ai tenté d’imprimer un pignon de rechange pour un ventilateur de tirage à 85 °C de température ambiante. Après 2 h de fonctionnement, le pignon en NL 56 a conservé ses dimensions, contrairement à un prototype en PLA qui s’était déformé dès 60 °C. Ce résultat confirme l’intérêt du matériau pour des environnements tièdes – boîtier d’alimentation, étui de batterie, pièce moteur.

Veillez toutefois à ne pas dépasser la température maximale de l’extrudeuse : un hotend avec tube PTFE standard peut fondre au‑delà de 250 °C ; rester en dessous de 245 °C préserve à la fois le filament et le matériel.

Author

robert_walker0460

Follow Me
Other Articles
support fonctionnel imprimé en NL 55 Unic avec surplombs nets
Previous

Test du filament NL 55 Unic : nylon chargé carbone pour pièces mécaniques

Next

Test du filament NL 57 sur Ultimaker 2 : réglages, résistance et limites