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NL 43 PET : test du filament 3D économique pour pièces techniques

By robert_walker0460
September 14, 2026 4 Min Read
Comments Off on NL 43 PET : test du filament 3D économique pour pièces techniques

Le PET (polyéthylène téréphtalate) se distingue du PLA par sa résistance mécanique et sa température de transition vitreuse plus élevée, mais son impression demande une gestion rigoureuse de la température et de l'humidité. Le filament NL 43 PET de NL 3D se positionne comme une alternative économique aux PETG industriels, avec un cahier des charges orienté vers la répétabilité dimensionnelle et la tenue thermique jusqu'à 80 °C. Avant d'envisager son utilisation, il convient d'examiner ses caractéristiques techniques, les réglages qui optimisent sa qualité d'impression et les limites que l'utilisateur doit anticiper.

Caractéristiques techniques du NL 43 PET

Le NL 43 PET est un filament de 1,75 mm de diamètre, conditionné en bobine de 750 g. Le fabricant annonce une tolérance de ±0,05 mm sur le diamètre, ce qui est correct pour une utilisation sur des imprimantes de bureau standard. La température de fusion recommandée se situe entre 230 et 260 °C selon la vitesse d'impression et le type de buse. La température du lit doit être maintenue entre 70 et 85 °C, avec une préférence pour un lit en verre ou en PEI recouvert d'une fine couche de colle ou de ruban Kapton. Sans ces précautions, l'adhérence de la première couche est aléatoire, surtout sur les grandes surfaces.

Le matériau présente une densité d'environ 1,27 g/cm³ et une résistance à la traction de l'ordre de 50 MPa, valeurs proches de celles d'un PETG standard. Sa rigidité est supérieure à celle du PLA, mais son allongement à la rupture reste modeste (environ 5 %), ce qui le rend moins sujet au fluage sous charge que certains copolyesters. Le NL 43 PET absorbe peu l'humidité comparé à un nylon, mais un séchage préalable à 65 °C pendant 4 à 6 heures est recommandé si la bobine a été exposée à l'air ambiant plus de quelques jours.

Réglages conseillés pour l'impression

Pour obtenir des pièces mécaniquement homogènes et sans défaut de couche, plusieurs paramètres doivent être ajustés par rapport aux profils PLA ou ABS par défaut.

  • Température de buse : 240 °C est un bon point de départ pour une buse en laiton de 0,4 mm. Si l'impression est trop lente (inférieure à 30 mm/s), il faut descendre à 235 °C pour éviter la dégradation du polymère ; si la vitesse dépasse 60 mm/s, monter à 255 °C maximum.
  • Température du lit : 75 °C sur lit en verre avec une fine couche de colle en stick. Le PET a tendance à se rétracter légèrement en refroidissant, d'où l'importance de maintenir une température constante sur toute la durée de l'impression.
  • Refroidissement : Le ventilateur de refroidissement doit être utilisé avec parcimonie. Un taux de 30 % après la première couche donne de bons résultats pour les ponts et les surplombs, mais un refroidissement trop agressif provoque un délaminage entre les couches.
  • Rétraction : La rétraction doit être réglée entre 3 et 5 mm à 40 mm/s pour les imprimantes Bowden, et entre 1 et 2 mm pour les systèmes à entraînement direct. Un réglage insuffisant produit du stringing, tandis qu'une rétraction excessive peut obstruer la buse.

Ces réglages ont été validés sur plusieurs imprimantes de bureau courantes, mais chaque machine a ses propres particularités. Comme détaillé dans notre guide Imprimante 3D pro à domicile : les critères techniques qui comptent vraiment, la rigidité du châssis et la précision du système d'extrusion influencent directement la qualité des pièces en PET.

Applications typiques

Le NL 43 PET convient aux pièces qui doivent supporter des températures modérées (habitacle automobile, boîtiers électroniques ventilés) ou des contraintes mécaniques légères. Sa transparence naturelle, bien que légèrement trouble après impression, permet de réaliser des prototypes translucides pour vérifier le passage de fluides ou de lumière. Il est également adapté à la fabrication d'outillages de montage, de gabarits ou de pièces de rechange non soumises à des chocs répétés.

Comparé au PLA, il résiste mieux à la déformation sous charge à 60 °C ; comparé à l'ABS, il dégage moins d'odeur et ne nécessite pas d'enceinte chauffée pour les petites pièces. En revanche, pour des applications nécessitant une transparence optique, il existe des filaments dédiés comme le FR 45 Translucide : test du filament 3D entre transparence et résistance, qui offrent un indice de transmission plus élevé après polissage.

Avantages et limites constatés

Points forts :

  • Bonne adhérence intercouche si la température est bien maîtrisée
  • Faible retrait (moins de 0,5 % sur 200 mm), ce qui permet d'imprimer des pièces de taille moyenne sans warping excessif
  • Résistance thermique jusqu'à 80 °C (température de fléchissement sous charge)
  • Prix compétitif par rapport aux PETG de marques spécialisées

Points faibles :

  • Sensibilité à l'humidité : des bulles ou des craquements apparaissent si le filament n'est pas sec
  • Finition de surface mate et légèrement rugueuse, difficile à polir mécaniquement
  • Nécessité d'un lit chauffant bien calibré : un écart de 5 °C peut compromettre l'adhérence
  • Stringing plus prononcé qu'avec un PETG additivé, nécessitant des réglages fins de rétraction

Précautions d'emploi

Le PET étant hydrophile, il est impératif de stocker la bobine dans un conteneur hermétique avec dessiccant. Si des craquements se produisent à l'extrusion, un séchage à 65 °C pendant 6 heures restaure la qualité d'impression. La buse en laiton s'use plus vite qu'avec du PLA en raison de la température plus élevée ; une buse en acier trempé est recommandée pour les séries longues. Enfin, le PET adhère très fortement au verre s'il est imprimé directement : une couche de séparation (colle, ruban Kapton ou spray adhésif) est indispensable pour éviter l'arrachement du lit.

Avant chaque utilisation, vérifiez l'absence de craquements à l'extrusion et séchez le filament si nécessaire pendant 4 à 6 heures à 65 °C. Cette étape, bien que contraignante, garantit des pièces sans défaut et une répétabilité suffisante pour des assemblages mécaniques.

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robert_walker0460

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