Printrbot Simple Metal en 2025 : test, limites et modifications possibles
Le Printrbot Simple Metal a marqué son époque par sa simplicité mécanique et son châssis en aluminium. Lancée au milieu des années 2010, elle reste présente sur le marché de l'occasion et intéresse encore les makers à petit budget. Mais peut-on encore l'utiliser sérieusement en 2025 ? La réponse dépend surtout de votre tolérance aux limitations techniques et de votre capacité à bricoler.
Construction et mécanique : un design épuré mais fragile
Le châssis est en aluminium découpé au laser, ce qui lui confère une rigidité correcte pour un format de 150 × 150 × 150 mm. La tête d'impression se déplace sur un axe X en bois contreplaqué, une particularité qui limite la durabilité : avec le temps, le bois peut se déformer sous l'effet de l'humidité et des variations de température. Le plateau chauffant est optionnel — il faut l'acheter séparément. Sans lui, l'impression de pièces en PLA reste possible avec de la colle ou du ruban adhésif, mais les matériaux comme l'ABS ou le PETG deviennent quasiment inutilisables.
Électronique et firmware : des composants obsolètes
La carte mère est une RAMBo dérivée, avec un microcontrôleur ATMega 2560. Le firmware Marlin d'origine est encore fonctionnel, mais il manque de fonctionnalités modernes comme le nivellement automatique du plateau, la reprise après coupure de courant ou la détection de filament. Pour améliorer l'expérience, il est possible de flasquer une version plus récente de Marlin, à condition de compiler avec les bons paramètres. La connectique USB est en mini-USB, un connecteur fragile qui peut lâcher après des branchements répétés.
Qualité d'impression : des résultats corrects pour du PLA
Avec une résolution de couche annoncée à 100 microns, le Simple Metal produit des pièces en PLA d'une qualité tout à fait acceptable pour des prototypes fonctionnels ou des pièces mécaniques simples. La vitesse d'impression maximale est d'environ 80 mm/s, mais les meilleurs résultats s'obtiennent autour de 40-50 mm/s. Le principal défaut est l'absence de carénage de la buse : les courants d'air refroidissent la pièce de manière irrégulière, ce qui peut provoquer un décollement des bords sur les grandes surfaces.
Tableau des caractéristiques techniques
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Volume d'impression | 150 × 150 × 150 mm |
| Résolution de couche | 100 à 300 microns |
| Diamètre de buse | 0,4 mm (standard) |
| Diamètre de filament | 1,75 mm |
| Plateau chauffant | Optionnel |
| Connectivité | USB mini, carte SD |
| Poids | ~3,5 kg |
Limites pratiques en 2025
- Plateau non chauffant par défaut : l'impression de matériaux techniques (PETG, ABS, polycarbonate) est fortement compromise. Le PLA reste le seul choix fiable sans modifications.
- Bruit : les moteurs pas à pas A4988 sont bruyants, surtout à vitesse élevée. Un remplacement par des drivers silencieux (TMC2208) est possible mais nécessite de souder.
- Absence de capteur de fin de filament : une panne de filament en cours d'impression n'est pas détectée, ce qui peut gâcher des pièces longues.
- Connectique fragile : le port mini-USB est un point faible récurrent. Privilégiez l'impression par carte SD.
- Support logiciel limité : les profils slicer prédéfinis pour le Printrbot Simple Metal sont rares dans les versions récentes de Cura ou PrusaSlicer. Il faut les configurer manuellement.
Comparaison avec des alternatives récentes
Face à une Creality Ender 3 ou une Anycubic Kobra Go, le Printrbot Simple Metal accuse un net retard : ces machines proposent un plateau chauffant, un nivellement automatique, des drivers silencieux et un volume d'impression plus grand pour un prix d'occasion similaire. L'intérêt du Simple Metal réside surtout dans sa conception ouverte et sa simplicité de maintenance. Si vous aimez bricoler et apprendre les bases de la mécanique d'impression 3D, c'est une plateforme d'apprentissage idéale. Pour produire des pièces fiables rapidement, mieux vaut investir dans une machine plus récente.
Modifications et améliorations possibles
La communauté a développé plusieurs modifications pour améliorer le Simple Metal : ajout d'un plateau chauffant (d'origine ou générique avec un contrôleur PID), impression d'un carénage de buse pour stabiliser la température, remplacement des courroies par des modèles plus larges, et ajout d'un capteur de fin de filament. Le passage à un firmware Marlin 2.0 permet d'activer la compensation de l'inclinaison du plateau (manual mesh leveling) et de meilleurs algorithmes de contrôle moteur. Ces modifications demandent du temps et des compétences en soudure, mais elles prolongent significativement la durée de vie de la machine.
Pour ceux qui cherchent une imprimante 3D fiable et prête à l'emploi, le Printrbot Simple Metal n'est plus un choix pertinent en 2025. En revanche, comme projet de bricolage ou comme introduction à la mécanique des imprimantes 3D, il conserve une certaine valeur éducative. Si vous possédez déjà une machine plus moderne, un article dédié au test et aux caractéristiques de l'Ultimaker 2 Go vous donnera un point de comparaison intéressant sur le segment des imprimantes compactes.