Ultimaker 2 : test, caractéristiques et guide d’achat
L'Ultimaker 2 reste une référence dans le monde de l'impression 3D FDM, même après l'arrivée de modèles plus récents. Son système d'extrusion à engrenages métalliques et son guide-filament Bowden offrent un compromis intéressant entre vitesse et précision, mais imposent certaines contraintes sur le choix des matériaux. Avant d'investir dans ce modèle, il est essentiel de comprendre ses caractéristiques techniques, ses limites réelles et les points à vérifier lors d'un achat d'occasion.
Caractéristiques techniques de l'Ultimaker 2
L'Ultimaker 2 standard propose un volume de construction de 223 × 223 × 205 mm, ce qui le rend adapté à la plupart des pièces prototypes, outils ou maquettes. La buse en laiton de 0,4 mm est interchangeable, et la résolution de couche peut descendre jusqu'à 20 microns avec un réglage fin. Le plateau chauffant en verre Borosilicate assure une bonne adhérence pour le PLA et l'ABS, à condition de le préparer avec de la colle ou de l'adhésif adapté. La machine utilise un filament de 2,85 mm, un diamètre moins courant que le 1,75 mm, mais qui permet un meilleur contrôle du débit dans le tube Bowden.
Qualité d'impression et fiabilité
La mécanique de l'Ultimaker 2 est reconnue pour sa rigidité : le châssis en aluminium et les courroies en kevlar garantissent une répétabilité élevée sur de longues impressions. Le firmware d'origine permet un nivellement semi-automatique du plateau (un capteur capacitif sur les versions récentes), mais la calibration manuelle reste nécessaire pour obtenir une première couche parfaite. Les utilisateurs rapportent une excellente qualité de surface sur le PLA, avec des détails fins et une bonne adhérence entre les couches. En revanche, l'impression de matériaux flexibles comme le TPU est délicate à cause du trajet Bowden long ; il est recommandé de passer à un tube PTFE de meilleure qualité ou d'utiliser un filament plus rigide.
Matériaux compatibles et réglages
L'Ultimaker 2 accepte une large gamme de filaments : PLA, ABS, CPE, PET-G, PVA, Nylon et composites. La température de buse monte jusqu'à 260 °C et le plateau à 100 °C, ce qui couvre la plupart des thermoplastiques standards. Le choix du profil d'impression est crucial : pour le PLA, une température de buse de 210 °C et un plateau à 60 °C donnent de bons résultats. Pour l'ABS, il faut un plateau à 90 °C et un environnement clos (un dôme ou une enceinte) pour éviter les décollements. Les filaments compatibles avec l'Ultimaker 3 sont souvent utilisables sur l'Ultimaker 2, car les deux machines partagent le même diamètre de filament et une plage de température similaire. Pour une liste détaillée des critères de sélection, consultez notre article sur les filaments compatibles avec l'Ultimaker 3 (l'URL exacte sera insérée).

Avantages et inconvénients
- Points forts : construction robuste, plateau chauffant en verre, précision élevée, communauté active, possibilité de monter une double extrusion (avec kit).
- Points faibles : volume de construction modeste, difficulté avec les filaments flexibles, prix élevé par rapport à des concurrents comme Creality, absence de capteur de filament en standard.
Comparaison avec l'Ultimaker 2 Go
L'Ultimaker 2 Go est une version réduite avec un volume de 120 × 120 × 115 mm et un prix plus accessible. Elle conserve la même qualité d'impression mais perd la rigidité du châssis et la surface d'impression. Si l'espace est votre principale contrainte, le modèle Go peut convenir, mais pour des pièces de taille moyenne, l'Ultimaker 2 standard reste plus polyvalent. Pour un test complet du modèle Go, lisez notre article : Ultimaker 2 Go : test, caractéristiques et guide d'achat.
Points à vérifier avant d'acheter un Ultimaker 2 d'occasion
Si vous achetez une machine d'occasion, inspectez l'état de la buse : un colmatage partiel se traduit par un débit irrégulier. Vérifiez l'usure de la roue d'entraînement en laiton : si elle est lisse, le filament glissera. Le tube PTFE à l'intérieur de la tête d'impression doit être exempt de résidus brûlés. Enfin, testez le nivellement du plateau : si les vis de réglage sont abîmées ou si le capteur capacitif ne répond pas, la calibration sera fastidieuse. Prévoyez un budget pour remplacer le tube PTFE et la buse après achat.
Pour les impressions en PET-G, un matériau rigide et résistant aux chocs, le réglage de la température de buse à 240 °C et une vitesse d'impression de 50 mm/s donnent de bons résultats. Si vous cherchez un filament spécifique pour des pièces techniques, le PET-G NL 3D Unic a été testé sur Ultimaker 2 avec des paramètres optimisés.