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Test du NL 24 : une imprimante 3D semi-professionnelle au volume généreux

By robert_walker0460
September 13, 2026 4 Min Read
Comments Off on Test du NL 24 : une imprimante 3D semi-professionnelle au volume généreux

Le NL 24 se distingue par son volume d'impression de 300 × 300 × 400 mm, un format qui le place dans la catégorie des machines semi-professionnelles. Contrairement aux modèles d'entrée de gamme, il intègre un châssis en aluminium extrudé et une structure à double axe Z, deux éléments qui réduisent les vibrations et améliorent la répétabilité des couches. La surface utile permet de produire des pièces de taille moyenne sans recourir à un assemblage, ce qui est un avantage pour les prototypes fonctionnels ou les outillages légers.

Architecture mécanique et précision

Le système de mouvement repose sur des courroies GT2 et des poulies en aluminium, associées à des glissières linéaires sur l'axe X et Y. La résolution annoncée est de 12,5 µm sur les axes XY et de 1,25 µm sur Z, des valeurs théoriques qui se traduisent en pratique par une qualité de surface satisfaisante pour des couches de 0,1 à 0,3 mm. Lors des tests de calibration, l'écart maximal relevé sur un cube de 20 mm était de ± 0,08 mm, ce qui est dans la moyenne des machines de cette gamme de prix.

Plateau chauffant et adhérence

Le plateau en aluminium anodisé est chauffé par une résistance de 300 W, avec une montée en température de 25 °C à 100 °C en environ 6 minutes. La surface est recouverte d'un film PEI amovible qui offre une bonne adhérence pour le PLA, le PETG et le TPU, mais qui peut nécessiter un primaire adhésif pour les matériaux à forte rétraction comme l'ABS ou le polycarbonate. Un capteur de nivellement inductif compense les irrégularités du plateau, mais la précision du capteur est sensible à la température ambiante : un préchauffage de 10 minutes est recommandé avant de lancer le maillage.

Extrudeur et compatibilité des filaments

L'extrudeur est un modèle à entraînement direct avec un moteur pas à pas NEMA 17 et un réducteur 3:1. Ce choix permet de délivrer un couple suffisant pour des filaments flexibles (Shore A 95) sans les problèmes de flambage que l'on rencontre sur les systèmes Bowden. La buse en laiton de 0,4 mm est standard, mais le bloc chauffant accepte les buses en acier trempé pour les filaments abrasifs (carbone, verre, métal). La température maximale de la buse est de 300 °C, celle du plateau de 120 °C, ce qui ouvre la porte aux polymères techniques comme le Nylon ou le polycarbonate, à condition de disposer d'une enceinte fermée – option non incluse de série.

Parmi les filaments testés, le PLA et le PETG donnent les meilleurs résultats sans réglages avancés. Le TPU 95A s'imprime correctement avec une vitesse réduite à 25 mm/s. L'ABS nécessite un préchauffage du volume et un flux d'air minimisé ; sans enceinte, les décollements apparaissent sur les pièces de plus de 80 mm de hauteur. Pour les matériaux exigeants, une mise à niveau du firmware est parfois nécessaire pour ajuster les paramètres PID du lit.

Logiciel et connectivité

La machine est livrée avec une version modifiée de Marlin 2.0, accessible via un écran tactile couleur de 5 pouces. Le slicer recommandé est Cura, avec un profil de base téléchargeable depuis le site du fabricant. Le NL 24 accepte les fichiers G-code via carte SD, USB et Wi-Fi. Le module Wi-Fi, basé sur ESP32, permet le pilotage à distance via une interface web rudimentaire. En pratique, le transfert par carte SD reste le plus fiable : les impressions en réseau peuvent subir des micro-interruptions si le signal est faible.

Points forts et limites

  • Points forts : volume d'impression généreux, structure rigide, extrudeur direct adapté aux flexibles, plateau PEI de bonne qualité, prix compétitif (environ 650 €).
  • Points faibles : absence d'enceinte fermée, ventilateur de refroidissement bruyant (52 dB en fonctionnement), capteur de nivellement perfectible, documentation technique lacunaire.

Comparaison avec des modèles similaires

Face au BCN3D FR112, le NL 24 offre un volume plus grand mais une précision inférieure en Z (1,25 µm contre 0,8 µm). La maintenance de l'extrudeur est plus simple sur le NL 24 grâce à un bloc chauffant à trois vis, alors que la procédure de remplacement de la buse BCN3D FR112 nécessite un outillage spécifique, comme détaillé dans notre test dédié. Pour un usage polyvalent sans modifications majeures, le NL 24 représente un bon compromis, mais les utilisateurs cherchant une fiabilité maximale sur des tirages longs (plus de 24 h) devront surveiller la régulation thermique du lit.

Recommandations pratiques

Avant d'envisager l'achat du NL 24, vérifiez la disponibilité des pièces détachées comme la buse en laiton ou le tube Bowden, car leur remplacement peut s'avérer nécessaire après 500 heures d'impression. Pour les débutants, une formation aux réglages de base est conseillée : la calibration du capteur de nivellement et le réglage du flux sont deux étapes critiques que peu de tutoriels officiels couvrent correctement.

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robert_walker0460

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