Ultimaker 2 Connect : test, caractéristiques et avis complet
L'Ultimaker 2 Connect reprend la mécanique éprouvée de la série 2 tout en ajoutant une interface tactile couleur et une connectivité réseau native. Ce modèle, lancé en 2020, cible les professionnels et les makers exigeants qui recherchent une machine fiable sans passer sur une gamme plus onéreuse comme l'Ultimaker 3. Avant d'investir, il est utile de passer en revue ses spécifications techniques, sa qualité d'impression réelle et les compromis à accepter.
Caractéristiques techniques essentielles
L'Ultimaker 2 Connect est une imprimante à extrusion unique (single extrusion) avec un volume de construction de 223 × 220 × 205 mm. Elle utilise la technologie FDM et accepte les filaments d'un diamètre de 2,85 mm. La buse standard est en laiton de 0,4 mm, mais des buses interchangeables (0,25, 0,6, 0,8 mm) sont disponibles pour différents besoins de précision et de vitesse.
- Résolution de couche : de 60 à 150 microns (0,06 à 0,15 mm)
- Vitesse d'impression : jusqu'à 300 mm/s (recommandée entre 50 et 100 mm/s pour la qualité)
- Plateau chauffant : verre trempé avec revêtement adhésif, température max 120 °C
- Connectivité : Wi-Fi, Ethernet, USB, carte SD
- Écran : tactile couleur 4,7 pouces
- Caméra intégrée : suivi à distance avec timelapse
- Capteurs : détection de fin de filament, détection de bourrage, niveau du lit assisté
Le boîtier est en aluminium et plastique, avec des parois semi-ouvertes (panneaux amovibles en verre acrylique en option). Le poids total est d'environ 14 kg, ce qui en fait une machine stable mais transportable.
Qualité d'impression et matériaux compatibles
Grâce à la tête d'impression à changement rapide (SwapCore), l'Ultimaker 2 Connect peut utiliser une large gamme de filaments : PLA, ABS, PETG, TPU, PVA, et même des matériaux techniques comme le polycarbonate (PC) ou le nylon, à condition de respecter les températures de buse (jusqu'à 280 °C) et de plateau. La chambre n'est pas chauffée activement, ce qui peut limiter l'impression de grands volumes en ABS à cause du refroidissement et du warping.
Les tests indépendants montrent une excellente répétabilité des couches, avec un écart de planéité du plateau inférieur à 0,05 mm après calibrage. La finition de surface est lisse pour du PLA, avec une bonne adhérence des premières couches. Le système de nivellement assisté (un point central) est moins sophistiqué que le nivellement automatique complet de l'Ultimaker 3, mais reste efficace après une prise en main rapide.

Connectivité et écosystème logiciel
L'un des atouts majeurs de l'Ultimaker 2 Connect est sa connectivité réseau. Le Wi-Fi intégré permet d'envoyer des fichiers depuis le logiciel Ultimaker Cura (gratuit) ou via l'application Ultimaker Digital Factory pour une gestion à distance. La caméra intégrée offre un suivi en direct et la création de timelapses, utile pour le contrôle qualité.
Le slicer Cura propose des profils optimisés pour ce modèle, avec des réglages avancés pour les supports, les motifs de remplissage et les paramètres de rétraction. La compatibilité avec les matériaux Ultimaker est garantie, mais les filaments tiers peuvent nécessiter des ajustements manuels de température et de débit.
Points forts et limites à considérer
| Points forts | Points faibles |
|---|---|
| Fiabilité mécanique héritée de la série 2 | Absence de double extrusion (contrairement à l'Ultimaker 3) |
| Connectivité réseau complète (Wi-Fi, Ethernet) | Chambre non chauffée, limitant certains matériaux |
| Écran tactile réactif et interface intuitive | Nivellement du lit manuel assisté (pas automatique) |
| Large compatibilité matériaux (jusqu'à 280 °C) | Volume d'impression modeste par rapport à des concurrents |
| Caméra intégrée pour le suivi à distance | Prix plus élevé que des machines équivalentes chinoises |
Conseils d'achat et alternatives
L'Ultimaker 2 Connect se positionne comme une machine professionnelle d'entrée de gamme. Son prix (environ 2 000 € TTC) le place en concurrence avec des modèles comme la Prusa i3 MK3S+ ou la Raise3D Pro2. Pour un usage principal avec du PLA et du PETG, il offre une expérience utilisateur très polie. Si vous avez besoin de double extrusion ou d'une chambre chauffée, il faut regarder du côté de l'Ultimaker 3 ou de l'Intamsys FunMat HT.
Avant l'achat, vérifiez la disponibilité des pièces détachées et des profils d'impression pour les matériaux que vous prévoyez d'utiliser, notamment les filaments techniques comme le polycarbonate ou le nylon. L'écosystème Ultimaker offre un bon support, mais les consommables propriétaires peuvent augmenter le coût total de possession.
Enfin, n'oubliez pas de prendre en compte le bruit de fonctionnement : bien que relativement silencieuse (environ 45 dB en impression), la ventilation du plateau et de la tête peut être gênante dans un bureau partagé. Un cache acoustique optionnel existe, mais son efficacité est limitée.