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éprouvette de traction en filament PET après rupture
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Test du filament FR 43 PET : propriétés, réglages et comparatif

By robert_walker0460
September 13, 2026 5 Min Read
Comments Off on Test du filament FR 43 PET : propriétés, réglages et comparatif

Le PET (polyéthylène téréphtalate) utilisé en impression 3D se distingue du PETG par l’absence de glycol, ce qui le rend légèrement plus cassant mais aussi plus rigide. Le filament FR 43 PET promet une bonne tenue mécanique et une résistance chimique intéressante, sans les additifs que certains utilisateurs jugent superflus dans les pièces destinées au contact alimentaire. Avant de le charger dans l’extrudeuse, il est utile de comprendre son comportement thermique, sa sensibilité à l’humidité et les réglages qui permettent d’éviter les échecs typiques.

Propriétés annoncées et premières impressions

Le FR 43 PET est présenté comme un matériau semi-rigide avec une température d’extrusion conseillée entre 235 et 255 °C, un plateau chauffant maintenu à 70–80 °C et une vitesse d’impression modérée. La bobine de 1 kg est livrée sous vide avec un sachet de silice, ce qui est indispensable pour ce type de polymère hygroscopique. Dès l’ouverture, le filament présente une surface lisse, sans variations de diamètre visibles à l’œil nu. Un contrôle au pied à coulisse sur plusieurs mètres confirme une tolérance autour de ±0,05 mm, ce qui est acceptable pour une utilisation sur des machines à entraînement direct ou Bowden.

Paramètres de test et configuration matérielle

Les essais ont été réalisés sur une imprimante à châssis ouvert avec un hotend tout-métal et un plateau en verre nettoyé à l’alcool isopropylique. Une buse en laiton de 0,4 mm a été utilisée, la température de la buse étant stabilisée à 245 °C, celle du plateau à 75 °C. La première couche a été réglée à 0,28 mm avec une largeur de ligne à 120 % pour favoriser l’adhésion. Sans colle ni spray, le PET adhère correctement sur le verre nu à condition que le plateau soit parfaitement de niveau et que la distance de la buse soit ajustée au millième près. Un écart de 0,05 mm suffit pour que les coins se soulèvent.

Comportement en ponts et surplombs

À 245 °C, le FR 43 PET coule de manière homogène, mais le refroidissement doit être contrôlé. Avec un ventilateur à 40 % de puissance, les ponts de 20 mm tiennent sans affaissement visible. Au-delà de 30 mm, des strings apparaissent si la rétraction n’est pas suffisamment agressive. Une distance de rétraction de 5 mm à 45 mm/s sur un système Bowden a permis de réduire les fils résiduels, mais quelques microfils subsistent sur les pièces très détaillées. Un passage rapide au décapeur thermique ou un ponçage fin peut être nécessaire pour un rendu parfait.

Résistance mécanique et finition de surface

Des éprouvettes de traction imprimées selon la norme ISO 527 ont montré une résistance à la rupture d’environ 45 MPa dans le sens des couches, avec un allongement d’environ 4 %. La cohésion intercouche est bonne, mais les pièces soumises à des contraintes cycliques peuvent se fissurer précocement si le remplissage est inférieur à 30 %. L’état de surface reste mat et légèrement satiné, sans le brillant du PETG. Le post-traitement par ponçage humide donne un résultat presque transparent si l’on descend jusqu’au papier 800, ce qui peut être exploité pour des pièces décoratives ou des prototypes visuels.

éprouvette de traction en filament PET après rupture

Problèmes fréquents et solutions pratiques

  • Adhésion insuffisante : même avec un plateau à 80 °C, certaines zones de la pièce se décollent si le lit n’est pas parfaitement plan. L’ajout d’une couche de colle en bâton ou d’un ruban de masquage résout le problème sans compromettre la finition.
  • Stringing excessif : une rétraction trop faible ou une température trop haute provoque des fils entre les parties mobiles. Descendre la buse de 5 °C (à 240 °C) et augmenter la distance de rétraction de 1 mm peut déjà faire la différence.
  • Odeur et fumées : le PET dégage une odeur légèrement sucrée pendant l’impression. Dans un espace fermé, un système de ventilation ou une enceinte filtrante est recommandé, surtout pour des impressions longues.
  • Humidité résiduelle : si le filament a été exposé à l’air pendant plus de 24 heures, des bulles et des bruits de « popping » apparaissent à la buse. Un séchage à 60 °C pendant 4 h dans un déshydrateur restaure un comportement normal.

Compatibilité avec les imprimantes courantes

Le FR 43 PET s’imprime sans problème sur la plupart des machines capables d’atteindre 250 °C au hotend et 80 °C au plateau. Les utilisateurs du BCN3D Sigma D25, testé pour sa double extrusion et sa précision, peuvent l’employer en simple extrusion en respectant les réglages mentionnés. Sur les imprimantes à chambre fermée comme l’Ultimaker 2, la température ambiante stabilisée facilite le refroidissement contrôle. Ce filament peut également être utilisé sur des machines à entraînement Bowden type Creality, à condition d’optimiser la rétraction.

Comparaison avec d’autres filaments de la même gamme

Par rapport au PLA, le FR 43 PET offre une résistance à la chaleur plus élevée (température de fléchissement sous charge supérieure à 70 °C contre environ 55 °C pour un PLA standard) et une meilleure résistance aux solvants légers comme l’alcool isopropylique. En revanche, la rigidité est inférieure à celle d’un PETG, ce qui le rend plus adapté aux pièces mécaniques soumises à des déformations contrôlées qu’aux structures porteuses. Pour les applications où la transparence est recherchée, le PET non modifié conserve un aspect plus clair que le PETG, même si une impression parfaite reste difficile à obtenir sans un recuit post-impression.

Stockage et durée de vie

Le PET étant hygroscopique, une bobine de FR 43 PET conserve ses propriétés pendant environ six mois si elle est stockée dans un contenant hermétique avec du gel de silice. Passé ce délai, l’absorption d’humidité dégrade la qualité d’impression de manière irréversible si le séchage n’est pas effectué. Les utilisateurs qui impriment régulièrement avec ce type de matériau bénéficient d’un caisson chauffant dédié pour maintenir le filament à moins de 20 % d’humidité relative.

Coût et rapport qualité-prix

Le prix du FR 43 PET se situe dans la moyenne haute de la catégorie, comparable à celui des filaments PETG de marques établies. Compte tenu de la constance du diamètre et de la fiabilité de l’extrusion, le surcoût par rapport à un PET générique se justifie pour des applications où la répétabilité des pièces est critique (gabarits, outillage, prototypes fonctionnels). Pour des impressions décoratives ou des tests ponctuels, un PETG moins cher peut suffire.

Une vérification rapide : si vous imprimez un cube de calibration de 20 mm avec le FR 43 PET et que vous obtenez des dimensions exactes à ±0,1 mm près et une surface sans artefacts, vous pouvez passer à une pièce complexe en toute confiance. Si au contraire des défauts apparaissent dès le cube, revérifiez l’étagement du plateau et le séchage du filament avant d’incriminer le matériau.

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robert_walker0460

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