Test Ultimaker 2 Extended : volume en hauteur et précision
L'Ultimaker 2 Extended pousse le concept de la série Ultimaker 2 vers le haut, littéralement. Avec une hauteur d'impression de 305 mm, elle permet de produire des pièces nettement plus hautes que son prédécesseur, tout en conservant l'empreinte au sol compacte de la gamme. C'est une réponse directe aux besoins des utilisateurs qui travaillent sur des objets verticaux imposants, sans pour autant sacrifier la précision qui fait la réputation de la marque.
Caractéristiques techniques principales
La machine repose sur un châssis en aluminium et une construction qui inspire confiance. Voici ses spécifications clés :
- Volume d'impression : 223 × 223 × 305 mm
- Technologie : FDM (dépôt de filament fondu)
- Diamètre de buse : 0,4 mm (interchangeable)
- Diamètre de filament : 2,85 mm
- Température maximale de la buse : 280 °C
- Plateau chauffant : verre avec revêtement, température max. 100 °C
- Vitesse d'impression : jusqu'à 300 mm/s
- Épaisseur de couche : de 0,02 à 0,2 mm
- Connectivité : USB, carte SD
- Écran : écran LCD avec molette de contrôle
Qualité d'impression et précision
La précision est l'un des points forts de cette imprimante. Grâce à un système d'extrusion directe et à un cadre rigide, les couches sont régulières et bien adhérentes entre elles. La résolution Z peut descendre à 20 microns, ce qui autorise des détails fins sur des pièces techniques.
Mais attention : la hauteur importante du volume d'impression a un revers. Sur des pièces très hautes, des vibrations peuvent apparaître si la vitesse est trop élevée. Un réglage prudent de la vitesse et de l'accélération est donc conseillé pour préserver la qualité en hauteur.
Matériaux compatibles
L'imprimante accepte une large gamme de filaments : PLA, ABS, CPE, PVA, polycarbonate, etc. La buse en laiton supporte des températures jusqu'à 280 °C, ce qui ouvre la porte à des matériaux techniques comme le Nylon ou le Polycarbonate, à condition d'utiliser un plateau chauffant adéquat.
Cependant, l'absence d'enceinte chauffée limite l'impression de l'ABS et des matériaux rétractables, surtout pour les grandes pièces. L'utilisation d'un adhésif sur le plateau est souvent nécessaire pour les matériaux exigeants.
Points forts et points faibles
Points forts
- Volume d'impression étendu en hauteur (305 mm)
- Précision et fiabilité élevées
- Construction robuste et silencieuse
- Large compatibilité de matériaux
- Écosystème Ultimaker bien documenté
Points faibles
- Prix élevé par rapport aux concurrents de même volume
- Absence de double extrusion
- Pas d'enceinte fermée pour les matériaux sensibles
- Plateau non amovible
- Pièces détachées parfois coûteuses
Comparaison avec d'autres modèles
Dans la catégorie des imprimantes 3D professionnelles monocylindre, l'Ultimaker 2 Extended se positionne comme un choix solide pour la production de pièces hautes de qualité. Pour les utilisateurs ayant besoin de double extrusion, des modèles comme la Raise3D Pro2 Plus offrent une solution IDEX, comme nous l'avons analysé dans notre test dédié de la Raise3D Pro2 Plus. La polyvalence d'extrusion indépendante peut justifier un investissement supplémentaire pour certains projets.
Conseils pratiques pour l'utilisation
Pour tirer le meilleur parti de l'Ultimaker 2 Extended, il est recommandé d'utiliser un filament de qualité et de calibrer régulièrement le plateau chauffant, surtout pour les impressions en hauteur. Le réglage du "first layer" est crucial : une première couche bien adhérente évite les décollements en cours d'impression. L'utilisation du logiciel Ultimaker Cura permet d'optimiser les paramètres de refroidissement et de support pour les géométries complexes. En cas de bourrage, vérifier l'état du tube Bowden et de la buse reste une étape de dépannage essentielle.