Printrbot Simple Metal : test, caractéristiques et limites en 2025
Le Printrbot Simple Metal est souvent présenté comme la porte d'entrée vers l'impression 3D grâce à son châssis en acier plié. Pourtant, plusieurs utilisateurs constatent que le plateau chauffant optionnel change radicalement la stabilité thermique et la qualité des premières couches. Sans ce plateau, l'adhérence sur l'aluminium nu limite fortement les matériaux autres que le PLA.
Caractéristiques techniques et conception
Le volume de construction est de 150 × 150 × 150 mm, un format compact mais suffisant pour de nombreux prototypes et pièces fonctionnelles de petite taille. La buse d'origine est un standard 0,4 mm en laiton, couplée à un tube Bowden en PTFE. Le capteur de proximité capacitif de série permet un auto-nivellement du plateau – une rareté dans cette gamme de prix en 2014, mais qui reste fonctionnel aujourd'hui.
La résolution de l'axe Z annoncée est de 0,0025 mm par pas, grâce à une vis trapézoïdale. En pratique, l'épaisseur de couche minimale fiable se situe autour de 0,1 mm. La vitesse d'impression maximale conseillée par le constructeur est de 80 mm/s, au-delà de laquelle les vibrations du bâti en tôle pliée dégradent la qualité.
Compatibilité des matériaux
Le Simple Metal imprime correctement le PLA et le PETG sans plateau chauffant. Pour l'ABS ou les filaments semi-rigides, l'ajout d'un plateau chauffant est indispensable. Le tube Bowden PTFE limite la température de la buse à environ 235 °C, ce qui exclut les polycarbonates et les composites à fibres. Pour obtenir des résultats constants avec le Simple Metal, un filament PLA de qualité comme celui testé dans notre analyse du filament technique Ultimaker permet de réduire les variantes liées au matériau.
Les filaments flexibles (TPU, TPE) posent problème en raison du trajet long du Bowden. Certains utilisateurs parviennent tout de même à imprimer des Shore 95A en réduisant la vitesse et en retirant le ressort de l'extrudeur.
Améliorations et modifications courantes

La communauté a développé plusieurs upgrades éprouvés :
- Hotend tout-métal (E3D V6 ou clone) : porte la température maximale à 300 °C, autorisant les filaments techniques.
- Plateau chauffant : disponible en kit OEM ou tiers, améliore l'adhérence et réduit les échecs avec ABS et PETG.
- Stabilisation Z : un second moteur ou un silent block réduit le marquage des couches.
- Extrudeur à entraînement direct : supprime le Bowden pour les flexibles, mais alourdit la tête d'impression.
Chaque modification a un coût et un temps d'installation non négligeables. Une hotend tout-métal mal réglée provoque des cloggings fréquents.
Tests de précision et qualité d'impression
Lors de nos tests avec du PLA à 205 °C et une couche de 0,2 mm, le Simple Metal produit des cubes de calibration avec un écart dimensionnel inférieur à 0,15 mm sur les axes X et Y, et 0,1 mm sur Z. Les surplombs à 45° sont nets sans ventilation de pièce, mais au-delà de 60° l'utilisation d'un voile de refroidissement est nécessaire.
Le principal défaut observé est le ghosting sur les parois verticales lors d'accélérations élevées (au-dessus de 2000 mm/s²). Ce phénomène s'atténue en réduisant l'accélération dans le firmware ou en rigidifiant le bâti avec des équerres imprimées.
Positionnement face à la concurrence actuelle
Comparé à des machines récentes comme la Creality Ender 3 ou la Prusa Mini, le Printrbot Simple Metal accuse un volume de construction plus petit et une maintenance plus exigeante. L'absence de support officiel et de firmware à jour en fait un choix réservé aux passionnés prêts à bidouiller. Cependant, sa construction métallique et son capteur de nivellement lui donnent une robustesse que les châssis en acrylique ou en mélamine n'offrent pas.
Pour un usage professionnel avec des matériaux techniques, les imprimantes IDEX comme la BCN3D Epsilon offrent des fonctionnalités avancées, mais le Simple Metal reste une plateforme d'apprentissage économique.
Avant d'acheter du filament technique, vérifiez que votre hotend et votre plateau peuvent atteindre les températures nécessaires — une étape souvent négligée qui conditionne la réussite des impressions.