Test de la plaque de verre Ultimaker 269 : compatibilité, adhérence et durabilité
Sur les Ultimaker 2 et Ultimaker 3, la surface d'impression d'origine s'use vite. Le revêtement en polyéthylène perd son adhérence avec le temps, surtout quand on imprime des filaments à haute température comme l'ABS ou le polycarbonate. La plaque de verre de rechange référencée Ultimaker 269 se présente comme une solution durable et économique. Nous l'avons testée sur plusieurs centaines d'heures d'impression pour évaluer sa compatibilité, sa planéité et son comportement avec différents matériaux.
Présentation et références
La pièce Ultimaker 269 (parfois notée « Ultimaker 269 glass plate ») est une plaque en verre borosilicate découpée aux dimensions exactes du plateau chauffant des Ultimaker 2 et Ultimaker 3 : 223 × 196 mm avec une épaisseur de 3 mm. Le verre est trempé pour résister aux cycles thermiques répétés. À la différence des plaques BuildTak ou PEI, le verre offre une surface parfaitement plane, sans défaut de moulage. Cette référence est officiellement listée comme pièce de rechange par Ultimaker, mais on la trouve également chez des revendeurs tiers à un prix souvent inférieur.
Compatibilité avec Ultimaker 2 et Ultimaker 3
La plaque s'adapte sans modification sur les modèles suivants :
- Ultimaker 2 (toutes versions : 2, 2+, 2+ Connect)
- Ultimaker 3 (Extended inclus)
- Ultimaker 2 Go (dimensions identiques)
Sur l'Ultimaker 3, il est nécessaire d'utiliser les clips de verrouillage fournis avec l'imprimante ou de se procurer des clips en silicone adaptés. Pour un retour d'expérience sur la fiabilité générale de cette machine, notre test de l'Ultimaker 3 d'occasion détaille les points de vigilance à observer, notamment vis-à-vis du plateau.
Caractéristiques techniques de la plaque en verre
Le verre borosilicate supporte des températures de plateau jusqu'à 120 °C, ce qui couvre largement les besoins des filaments courants. La surface est lisse, sans revêtement supplémentaire. Cela signifie que l'adhérence dépend uniquement des paramètres d'impression (température du plateau, première couche, éventuel adhésif). La plaque pèse environ 480 g, soit un peu plus que la plaque d'origine, mais la masse ne pose pas de problème pour les moteurs de l'axe Z des Ultimaker.

Installation et réglages
L'installation est simple : retirez l'ancienne plaque adhésive, nettoyez le plateau chauffant avec de l'alcool isopropylique, puis placez la plaque de verre. Les clips doivent être positionnés aux quatre coins. Sur l'Ultimaker 2, une légère surépaisseur de 1 mm par rapport à la plaque d'origine peut nécessiter un recalibrage du Z-probe. Nous conseillons d'ajouter un offset de 1 mm dans le firmware ou de refaire le nivellement automatique. Pour les utilisateurs de l'Ultimaker 2+, le capteur capacitif détecte le verre sans problème. Sur l'Ultimaker 3, le capteur inductif réagit au métal situé sous le verre : il suffit de reconfigurer le niveau du plateau dans le menu.
Résultats d'impression et adhérence
Nous avons testé la plaque avec PLA, PETG, ABS, TPU et Nylon. Pour le PLA à 60 °C de plateau, l'adhérence est correcte après dégraissage soigneux, mais les pièces à faible surface (< 20 cm²) ont tendance à se décoller sur les angles. L'ajout d'une fine couche de colle soluble ou de spray adhésif résout le problème. Le PETG à 80 °C adhère fortement : il faut attendre le refroidissement complet avant de décoller, sinon on risque d'arracher des éclats de verre. Avec l'ABS à 100 °C, la plaque de verre seule ne suffit pas ; l'utilisation d'une laque coiffante ou d'un film PEI par-dessus le verre donne des résultats fiables. Le TPU à 60 °C reste bien en place grâce à la surface plane. Le Nylon nécessite un plateau à 110 °C et de la colle spéciale.
Avantages et inconvénients
- Planéité parfaite : plus de pièces déformées à cause d'un plateau convexe.
- Durabilité : le verre ne se raye pas facilement et résiste des années s'il est manipulé avec soin.
- Nettoyage aisé : un simple passage à l'alcool ou au savon doux suffit.
- Prix attractif : généralement entre 15 et 25 €, contre 30 € pour une plaque BuildTak.
- Adhérence insuffisante sans préparation : nécessite souvent un adhésif supplémentaire pour les filaments difficiles.
- Fragilité : le verre peut se briser si l'on exerce une pression trop forte au décollement ou en cas de choc thermique.
- Poids légèrement accru : l'axe Z travaille un peu plus, mais sans conséquence notable.
En comparaison, une plaque flexible magnétique ou un plateau BuildTak offrent une adhérence supérieure sans colle, mais leur planéité est moins fiable. Pour une alternative haut de gamme, le test complet de l'Ultimaker S5 montre comment le système de plateau interchangeable résout ces compromis, à un coût bien plus élevé.
Recommandation d'utilisation pour les filaments abrasifs
Si vous imprimez du carbone, du glow-in-the-dark ou tout filament chargé, le verre nu sera rapidement rayé. Dans ce cas, nous recommandons d'appliquer un film adhésif transparent (type PEI) sur la plaque Ultimaker 269. Vous conservez la rigidité du verre tout en protégeant la surface. Pour l'impression de pièces très adhérentes comme le PETG, déposez une goutte d'eau à la base de la pièce après refroidissement : l'eau s'infiltre par capillarité et facilite le décollement sans forcer.