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Vue d'ensemble du châssis aluminium et du plateau en verre de l'Ultimaker 2 Connect
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Ultimaker 2 Connect : test et analyse de la connectivité et des matériaux

By robert_walker0460
September 13, 2026 5 Min Read
Comments Off on Ultimaker 2 Connect : test et analyse de la connectivité et des matériaux

L'Ultimaker 2 Connect occupe une place particulière dans la gamme du fabricant néerlandais : elle reprend le châssis éprouvé de l'Ultimaker 2+ tout en intégrant les fonctionnalités réseau et de suivi de l'écosystème Ultimaker. Pour un atelier ou un bureau d'études qui cherche une machine fiable sans investir dans une S5 ou une S3, ce modèle représente un compromis intéressant. Mais derrière la promesse de connectivité se cachent des choix techniques qu'il convient d'examiner de près.

Construction et mécanique : un héritage maîtrisé

Le châssis en aluminium extrudé et la structure ouverte de l'Ultimaker 2 Connect sont identiques à ceux de l'Ultimaker 2+. La rigidité de l'ensemble reste correcte pour l'impression de pièces en PLA, ABS et Copolyester, mais elle montre ses limites avec des matériaux techniques nécessitant des températures élevées et des vitesses lentes. Le plateau en verre avec couche de revêtement adhésif est fourni d'origine ; son planéité est satisfaisante, même si certains utilisateurs rapportent un léger bombé au centre après plusieurs cycles de chauffe. Le remplacement par un plateau en verre de rechange adapté est simple et peu coûteux.

Vue d'ensemble du châssis aluminium et du plateau en verre de l'Ultimaker 2 Connect

Le système de guidage par tiges lisses et roulements linéaires a fait ses preuves en termes de durabilité, mais il nécessite un graissage périodique pour éviter les jeux. La tête d'impression, interchangeable via le système Print Core, accepte les buses de 0,25 mm à 0,8 mm, ce qui offre une flexibilité intéressante pour passer du détail fin aux pièces volumiques rapides. Le capteur de fin de filament NFC n'est pas une nouveauté révolutionnaire, mais il évite les échecs d'impression par manque de matière, un point crucial pour les séries nocturnes.

Connectivité et écosystème : le vrai saut générationnel

Ce qui distingue vraiment l'Ultimaker 2 Connect, c'est sa carte réseau intégrée et son écran tactile couleur de 4,3 pouces. La machine se connecte au réseau local en Ethernet ou Wi-Fi, et s'intègre dans le flux de travail Ultimaker Digital Factory. Cela permet d'envoyer des fichiers G-Code depuis le logiciel Ultimaker Cura sans passer par une carte SD, de surveiller l'état d'impression à distance et de recevoir des notifications en cas de problème. Pour un petit atelier de prototypage, cette fonctionnalité réduit les déplacements inutiles et améliore le suivi des productions.

Cependant, l'interface web et l'application Ultimaker Digital Factory restent moins complètes que celles des modèles S5 ou S3. Par exemple, la visualisation en direct de la caméra embarquée est en définition réduite, et la gestion des files d'impression est absente. Le firmware est régulièrement mis à jour, mais certaines fonctionnalités promises (comme le partage avancé de profils) tardent à arriver. Malgré ces limites, le gain de productivité par rapport à une Ultimaker 2+ standard est substantiel.

Qualité d'impression et matériaux compatibles

Nous avons testé l'Ultimaker 2 Connect avec des filaments courants : PLA Ultimaker, Tough PLA, PET-G, ABS et quelques matériaux techniques comme le PC (polycarbonate). Voici les résultats observés :

Matériau Température buse Température plateau Adhésion Finition
PLA Ultimaker 200 °C 60 °C Excellente Très lisse
Tough PLA 215 °C 70 °C Bonne Bonne, légère texture
PET-G 235 °C 75 °C Bonne (avec colle) Correcte
ABS 250 °C 90 °C Moyenne Médiocre (retrait, warping)
PC 270 °C 105 °C Faible (nécessite adhésif) Médiocre (défauts de surface)

Le comportement avec les matériaux à haute température confirme une limite mécanique et thermique de la machine : l'ABS ne donne des pièces acceptables qu'avec un enclos imprimé ou un boîtier chauffant externe, et le PC reste difficile à maîtriser même avec les réglages fins. Pour des pièces techniques en nylon ou polycarbonate, il faut se tourner vers des modèles plus robustes comme l'Ultimaker S5. En revanche, pour le PLA et le Tough PLA, la qualité est irréprochable, avec une précision dimensionnelle de l'ordre de ± 0,1 mm sur une pièce de 10 cm.

Pièce d'essai en PLA montrant l'état de surface obtenu avec une buse de 0,4 mm

L'utilisation de buses plus fines (0,25 mm) permet d'atteindre un niveau de détail suffisant pour des prototypes mécaniques ou des maquettes d'architecture, mais le débit réduit allonge considérablement les temps d'impression. À l'inverse, la buse 0,8 mm est utile pour les pièces volumineuses en PLA, mais la perte de résolution sur les détails fins est nette. Le profil par défaut dans Cura est bien calibré, mais un utilisateur avancé gagnera à affiner les paramètres de rétraction et de flux.

Limites pratiques et entretien courant

Le plateau en verre, s'il est facile à nettoyer, nécessite un resurfaçage régulier avec de la colle ou un spray adhésif pour les filaments exigeants. La mention du plateau en verre Ultimaker S5 (réf. 289) est valable aussi pour ce modèle : les dimensions et le système de clips sont compatibles. Si vous rencontrez des problèmes d'adhérence persistants, vérifiez le parallélisme du plateau avec le capteur de nivellement automatique ; celui-ci est fiable mais peut être déréglé après un choc ou un démontage de la tête.

Le système de tubes PTFE et le bloc chauffant sont robustes, mais la buse en laiton s'use rapidement avec des filaments chargés (fibre de carbone, bois, métal). Il est recommandé de passer à une buse en acier trempé pour ces matériaux. Les Print Cores sont disponibles séparément et leur changement est rapide. Attention : le capteur de fin de filament NFC n'est compatible qu'avec les bobines Ultimaker officielles, ce qui verrouille partiellement l'écosystème. Pour une solution plus ouverte, un adaptateur tiers existe, mais il désactive la détection automatique du matériau.

Comparaison avec d'autres modèles de la gamme

L'Ultimaker 2 Connect se situe entre l'Ultimaker 2+ (sans connectivité) et l'Ultimaker S3 (double extrusion et volume légèrement plus grand). Pour un usage mono-extrusion avec une bonne intégration réseau, elle est plus économique qu'une S3. En revanche, le volume d'impression de 223 x 223 x 205 mm reste modeste ; des modèles comme la Raise3D Pro2 Plus offrent un volume bien supérieur pour un budget similaire. Le choix dépend donc du besoin réel : plutôt un petit atelier connecté avec un flux de travail rationalisé, ou une machine plus polyvalente en espace de fabrication.

Le filament Ultimaker EN 57 dont nous avons détaillé les propriétés dans un test spécifique donne d'excellents résultats sur cette machine, avec des réglages quasi par défaut.

Verdict technique

L'Ultimaker 2 Connect est une mise à jour bienvenue de la gamme d'entrée de gamme professionnelle d'Ultimaker. Elle apporte la connectivité indispensable dans un environnement de travail collaboratif, tout en conservant la fiabilité mécanique de la série 2. Ses limites apparaissent avec les matériaux techniques et les volumes d'impression importants. Pour un atelier qui imprime principalement du PLA, du Tough PLA et du PET-G, avec un besoin de suivi à distance, c'est un choix solide. Pour des applications exigeant des matériaux haute température ou une double extrusion, mieux vaut regarder du côté des S5 ou S3.

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robert_walker0460

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