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Imprimante 3D Ultimaker S5 avec double extrudeur et plateau chauffant
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Ultimaker S5 : test, caractéristiques et limites réelles

By robert_walker0460
September 13, 2026 4 Min Read
Comments Off on Ultimaker S5 : test, caractéristiques et limites réelles

L’Ultimaker S5 est souvent citée comme une référence dans les ateliers de prototypage, mais son prix demande une vérification sérieuse avant achat. Son volume d’impression de 330 x 240 x 300 mm et sa double extrusion permettent de combiner deux matériaux ou d’utiliser un support soluble. Voici ce que nos tests ont réellement montré.

Imprimante 3D Ultimaker S5 avec double extrudeur et plateau chauffant

Caractéristiques techniques et construction

La structure en aluminium anodisé et le boîtier fermé assurent une stabilité thermique correcte pendant les impressions longues. Le plateau en verre trempé chauffe jusqu’à 140 °C, ce qui donne une adhérence homogène pour la plupart des thermoplastiques. La buse en laiton de 0,4 mm est livrée en standard, mais on peut monter des buses de 0,25 à 0,8 mm pour jouer sur le détail ou le débit.

La double extrusion repose sur la technologie SwapPrint : une tête interchangeable sans outil, avec deux chemins de filament indépendants. Chaque extrudeur possède un capteur qui détecte la rupture et la fin de bobine, ce qui évite les échecs sur les travaux de longue durée. L’écran tactile de 4,7 pouces et les connexions Wi-Fi, Ethernet et USB facilitent l’intégration dans un atelier.

Volume et précision

Avec une résolution de couche minimale de 20 µm et une tolérance de positionnement de ± 12,5 µm sur X et Y, la S5 se place dans la catégorie des imprimantes de précision pour le prototypage fonctionnel. Le volume de 23,8 litres permet de produire des objets de taille moyenne sans assemblage. Pour les pièces plus grandes, il faudra découper en plusieurs parties, ce qui n’est pas idéal pour la résistance mécanique.

Surface d’une pièce imprimée avec l’Ultimaker S5 montrant la qualité des couches

Compatibilité des matériaux et tests

La S5 accepte une large gamme de filaments : PLA, ABS, PETG, PC, TPU, PVA et BVOH. La buse chauffe jusqu’à 280 °C et le plateau à 140 °C, ce qui permet d’aborder les thermoplastiques techniques. Lors de nos essais avec l’ABS Ultimaker, le comportement dans l’enceinte fermée est correct pour des pièces de taille modérée, mais un délaminage peut apparaître sur les surfaces larges si la température ambiante n’est pas stabilisée. Un comparatif technique entre l’ABS Ultimaker et la résine SLA montre les limites respectives des deux technologies.

Le TPU demande un réglage fin de la rétraction et une buse adaptée. La buse en laiton standard s’use plus vite avec des filaments chargés (carbone, bois) : il faut alors passer à une buse en acier trempé. Pour les matériaux abrasifs, le Print Core CC Red d’Ultimaker est recommandé, car il intègre une buse renforcée et un conduit thermique optimisé.

Logiciel et flux de travail

Ultimaker Cura reste le slicer de référence, gratuit et régulièrement mis à jour. Il propose des profils prédéfinis pour chaque matériau officiel Ultimaker, ce qui réduit le temps de calibrage. Pour les matériaux tiers, il faut paramétrer manuellement les températures et les vitesses. L’interface réseau permet d’envoyer les fichiers directement à l’imprimante via le service Ultimaker Digital Factory, pratique pour les ateliers multi-machines.

Points forts et limites identifiés

  • Avantages : volume d’impression généreux, double extrusion fiable, capteurs de filament, support des matériaux techniques, écosystème Cura riche.
  • Inconvénients : prix élevé (environ 6 000 €), bruit non négligeable (ventilation continue), maintenance régulière des cartouches de buse, encombrement important (52 kg).

La S5 n’est pas conçue pour la production en série ni pour les matériaux haute température comme le PEEK ou le PEKK, qui nécessitent une chambre chauffée active. Sa chambre fermée mais non chauffée limite l’usage de l’ABS à des pièces de petite taille. Pour des applications où la résistance thermique est primordiale, une imprimante à chambre chauffée comme la Zortrax ou la Raise3D peut être plus adaptée, mais au prix d’une précision parfois inférieure.

Conseils pour l’achat

Avant d’acquérir une Ultimaker S5, vérifiez la compatibilité avec vos matériaux de prédilection et évaluez le volume de pièces à produire. Si vos besoins se limitent au PLA et au PETG, une S5 peut être surdimensionnée. En revanche, pour un bureau d’études qui imprime des prototypes fonctionnels en PC ou en TPU, et qui doit produire des pièces avec supports solubles, l’investissement se justifie par la fiabilité et la reproductibilité. Pensez aussi à prévoir un espace de travail suffisant et à prendre en compte le bruit de fonctionnement, qui peut dépasser 50 dB.

Un dernier point technique rarement mentionné : le capteur de présence de filament mesure la tension du brin, et non la simple absence de matière. Une bobine avec un enroulement irrégulier peut déclencher de fausses alertes d’arrêt. Il est donc recommandé d’utiliser des filaments de qualité constante, idéalement les bobines officielles Ultimaker ou des marques dont le diamètre et l’enroulement sont certifiés. Ce détail évite des interruptions intempestives lors d’impressions de plusieurs jours.

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robert_walker0460

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