PLA Ultimaker 750 g ou résine SLA : le comparatif technique
Le filament Ultimaker PLA 750 g affiche une tolérance de diamètre de ±0,05 mm et une température d’impression comprise entre 190 et 220 °C. Ces spécifications en font un matériau fiable pour les prototypes mécaniques, mais les résines SLA, comme la Grey Pro de Formlabs, offrent des niveaux de précision et de finition qui changent la donne selon l’application. Ce comparateur technique détaille les propriétés mécaniques, les contraintes d’impression et les cas d’usage où l’un ou l’autre s’impose.
Caractéristiques techniques du PLA Ultimaker 750 g
Ultimaker propose son PLA en bobines de 750 g avec un diamètre de 2,85 mm (ou 1,75 mm selon la référence). La matière est un acide polylactique de qualité technique, souvent mélangé à des additifs pour améliorer la rigidité et la résistance à la chaleur (HDT autour de 50‑55 °C). Les fiches techniques indiquent une résistance à la traction d’environ 50 MPa et un module d’élasticité de 2,3 GPa. Ces valeurs placent le PLA Ultimaker dans la catégorie des filaments rigides mais cassants sous choc.
Parmi les points forts : l’absence de dégagement de styrène, une faible rétraction (coefficient 0,2–0,3 %) et une adhésion couche à couche excellente sur les buses en laiton entre 0,25 et 0,8 mm. En revanche, la température de transition vitreuse (~60 °C) limite l’usage dans des environnements chauds ou en plein soleil.
Propriétés des résines SLA standards
Les résines photopolymères comme la Grey Pro (série Formlabs) offrent une résistance à la traction de 60–70 MPa avec un module de 2,4 GPa, soit des valeurs très proches du PLA. La différence majeure réside dans la précision : une résine SLA imprimée avec un pas de couche de 0,05 mm peut atteindre une tolérance dimensionnelle de ±0,05 mm dès la sortie de l’imprimante, tandis que le PLA FDM nécessite souvent un usinage final pour des tolérances inférieures à ±0,2 mm.
Les résines sont cependant plus fragiles en allongement (5 % vs 10 % pour le PLA) et plus sensibles aux UV après impression, ce qui oblige à un post-traitement (durcissement UV, retrait des supports). Le coût au gramme reste environ trois fois supérieur à celui d’un filament PLA standard.
Comparaison pratique : quatre critères décisifs
Précision dimensionnelle
- PLA Ultimaker 750 g : tolérance typique ±0,2 mm sur des pièces de 100 mm, avec des artefacts visibles sur les surplombs et les ponts.
- Résine SLA : précision de ±0,05 mm dès l’impression, détails jusqu’à 0,1 mm de largeur de trait.
Résistance mécanique
- PLA : meilleure résistance au choc (Izod ~30 J/m) et allongement à rupture élevé.
- Résine : résistance à la traction légèrement supérieure, mais ténacité moindre – la pièce se fracture sous charge dynamique.
Post-traitement
- PLA : ponçage simple, collage, peinture (après apprêt). Les supports FDM se retirent mécaniquement.
- Résine : nettoyage à l’alcool isopropylique, durcissement UV, retrait des supports au scalpel. Le temps de post‑traitement est 2 à 3 fois plus long.
Coût et accessibilité
| Critère | PLA Ultimaker 750 g | Résine SLA (Grey Pro 1 L) |
|---|---|---|
| Prix moyen (€) | 40–50 | 140–160 |
| Densité | 1,24 g/cm³ | 1,15 g/cm³ |
| Coût par gramme | ~0,06 € | ~0,16 € |
Quand privilégier le PLA Ultimaker 750 g ?
Ce filament est idéal pour les pièces devant supporter des contraintes mécaniques répétées (pièces d’assemblage, prototypes fonctionnels) ou pour des grandes dimensions (plus de 15 cm) où la résine devient trop onéreuse. Il permet aussi un prototypage rapide grâce à l’absence de post‑traitement chimique. La possibilité d’utiliser des supports dissous (PVA) élargit encore les géométries complexes, comme expliqué dans notre guide complet d’optimisation des buses et plateaux.

Quand choisir la résine SLA ?
Les résines photopolymères excellent pour les pièces nécessitant des détails inférieurs à 0,2 mm, des surfaces lisses sans stries de couche, ou des transparences. Les applications typiques sont les bijoux, les modèles dentaires, les maquettes architecturales et les moules de silicone. La précision des résines permet aussi de produire des pièces en série limitée sans retouche.
En revanche, la sensibilité aux rayons UV impose un stockage à l’abri de la lumière et un vernissage de protection pour les pièces exposées. Le temps de préparation (étalonnage du plateau, ajustement des paramètres de support) est plus long que pour le FDM.
Pour une pièce destinée à un assemblage mécanique soumis à des contraintes répétées, le PLA Ultimaker reste plus prévisible ; pour un modèle de présentation avec des détails inférieurs à 0,1 mm, la résine SLA s’impose. Ajustez votre choix en fonction de la tolérance dimensionnelle requise et du budget post-traitement.