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pièces imprimées en résine SLA avec supports encore fixés au plateau
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Filament PET 750 g vs résine SLA : comparatif et paramètres d’impression

By robert_walker0460
September 12, 2026 6 Min Read
Comments Off on Filament PET 750 g vs résine SLA : comparatif et paramètres d’impression

Le filament PET en bobine de 750 g n'est pas qu'une version allégée des rouleaux classiques d'un kilogramme. Il modifie le calcul économique d'un projet d'impression 3D : son prix au gramme est souvent supérieur de 10 à 15 % à celui d'une bobine de 1 kg, ce qui oblige à dimensionner précisément la quantité nécessaire avant de lancer la fabrication.

Pour une pièce fonctionnelle de taille moyenne, 750 g représentent environ 200 à 250 mètres de filament en diamètre 1,75 mm, soit de quoi produire plusieurs dizaines de prototypes. Ce format présente surtout un intérêt lorsqu'on alterne entre plusieurs matériaux : on limite la quantité de filament restant exposé à l'humidité, un facteur déterminant pour un polymère aussi hygroscopique que le PET.

Le choix entre ce filament et une résine SLA ne se résume pourtant pas à une question de volume. Les deux technologies répondent à des exigences différentes : l'impression par dépôt de filament privilégie la résistance mécanique et le coût, tandis que la photopolymérisation SLA offre une précision dimensionnelle et une qualité de surface que le FDM ne peut pas égaler. Pour trancher, il faut examiner les propriétés réelles du PET, les contraintes de la résine, puis confronter les deux approches sur des critères mesurables.

Le filament PET UNIC 750 g : propriétés techniques

Le PET (polyéthylène téréphtalate) utilisé en impression 3D est généralement proposé sous forme de copolymère PETG, où le glycol améliore la souplesse et réduit la cristallisation pendant le refroidissement. Les bobines UNIC de 750 g suivent cette logique : le matériau combine une bonne résistance aux chocs, une tenue en température d'environ 70 °C en service continu et une excellente résistance chimique aux huiles, aux graisses et à la plupart des solvants courants.

Les paramètres d'extrusion typiques se situent entre 230 et 250 °C, avec un plateau chauffé à 70–80 °C. Le retrait est faible, de l'ordre de 0,5 à 0,8 %, ce qui autorise la fabrication de pièces de grande dimension sans gauchissement important. En revanche, le PET est hygroscopique : une bobine laissée à l'air libre absorbe l'humidité ambiante et produit en impression des pièces fragiles, avec des bulles et une surface terne. Un séchage préalable à 65 °C pendant quatre à six heures est recommandé si la bobine a été stockée sans protection.

Résine SLA : précision et lissage, mais contraintes réelles

La résine photopolymère SLA durcit sous l'effet d'un rayonnement UV. Les machines actuelles atteignent des épaisseurs de couche de 25 à 50 microns, contre 100 à 200 microns pour une imprimante FDM standard. Cette différence se traduit par des pièces aux surfaces lisses, sans stries visibles, et par la reproduction de détails fins comme des filetages, des reliefs ou des structures internes complexes.

Cette précision a un coût. La résine doit être manipulée avec des gants, dans un espace ventilé, car les monomères non polymérisés sont irritants. Chaque impression exige un lavage dans de l'isopropanol ou un solvant dédié, puis une polymérisation finale sous UV. Les pièces en résine standard sont plus fragiles que celles en PET : elles résistent mal aux chocs et se déforment au-delà de 40–50 °C. Des résines techniques existent pour pallier ces limites, mais leur prix au litre dépasse largement celui d'une bobine de filament.

pièces imprimées en résine SLA avec supports encore fixés au plateau

Comparatif technique : PET filament vs résine SLA

Critère Filament PET (PETG) Résine SLA
Précision dimensionnelle ± 0,2 à 0,3 mm ± 0,05 à 0,1 mm
Épaisseur de couche minimale 0,1 mm 0,025 mm
Résistance aux chocs Élevée Faible à moyenne
Tenue en température ≈ 70 °C 40–50 °C (résine standard)
Coût au volume ≈ 20–30 €/kg ≈ 40–80 €/L
Post-traitement Retrait des supports, ponçage éventuel Lavage, polymérisation UV, retrait des supports
Équipement de sécurité Ventilation suffisante Gants, ventilation, protection des yeux
Finition de surface Stries visibles Lisse, quasi sans défaut

Ce tableau montre que les deux technologies ne se concurrencent pas directement : elles répondent à des cahiers des charges différents. Pour une pièce mécanique soumise à des efforts, le PET l'emporte. Pour un modèle destiné à un moulage, un ajustement précis ou une démonstration visuelle, la résine SLA est plus adaptée.

Paramètres d'impression recommandés pour le PET

Pour exploiter correctement une bobine de 750 g, il faut d'abord vérifier la compatibilité avec l'imprimante. Le PETG exige une tête d'extrusion capable de maintenir 250 °C et un plateau pouvant atteindre 80 °C. Sur les machines équipées d'un plateau en verre, une couche de colle ou un ruban adhésif de type PEI améliore l'adhérence. Les surfaces en BuildTak ou en PEI texturé fonctionnent directement sans préparation.

Les réglages de base pour un PETG de qualité sont les suivants :

  • Température d'extrusion : 235–245 °C (à affiner par une tour de température)
  • Température du plateau : 75 °C pour les premières couches, 70 °C ensuite
  • Vitesse d'impression : 40–60 mm/s pour les parois, 80–100 mm/s pour les remplissages
  • Rétraction : 1 à 2 mm à 40 mm/s pour une extrudeuse directe, 4 à 6 mm pour un tube Bowden
  • Refroidissement : ventilateur à 30–50 % après la troisième couche

Le PETG a tendance à « filer » (stringing) si la rétraction est mal réglée. Un test rapide avec deux tours verticales espacées de 10 mm permet de visualiser les fils résiduels et d'ajuster la distance de rétraction avant de lancer une pièce complète.

Points forts et limites de chaque approche

Filament PET

Points forts : résistance mécanique élevée, coût faible, recyclable, pas de produit chimique dangereux, impression possible sur la plupart des machines FDM.

Limites : stries visibles, précision limitée, sensibilité à l'humidité, nécessité d'un plateau chauffé et d'une température d'extrusion élevée.

Résine SLA

Points forts : précision dimensionnelle, surface lisse, reproduction des détails fins, adaptation aux applications dentaires et au moulage.

Limites : fragilité des pièces, post-traitement obligatoire, manipulation risquée, coût élevé, durée de vie limitée de la résine en cuve.

Pour les applications dentaires, la résine SLA reste la référence en raison de la précision requise pour les modèles et les guides chirurgicaux. Nous avons d'ailleurs consacré un test détaillé à l'imprimante 3D dentaire EN 145, qui mesure la précision réelle et les limites de ce type d'équipement.

À l'inverse, pour des pièces fonctionnelles soumises à des contraintes mécaniques, le PET offre un meilleur compromis. Ceux qui recherchent une résistance chimique encore supérieure peuvent se tourner vers le CPE, dont le test dédié compare les paramètres et la résistance mécanique avec les autres copolyesters.

Le choix selon l'usage

La décision entre une bobine de 750 g de PET et une résine SLA se prend au niveau du cahier des charges de la pièce finale. Si l'objectif est un prototype fonctionnel, un outillage de montage ou une pièce de remplacement, le PET est plus rapide à mettre en œuvre et moins coûteux. Si l'objectif est un modèle de présentation, un moule en silicone ou un composant optique, la résine SLA s'impose malgré ses contraintes.

Un critère souvent négligé est le volume de production. La résine SLA est avantageuse pour les petites séries de pièces détaillées, car le coût unitaire reste stable et le post-traitement est identique pour chaque pièce. Le filament PET devient plus intéressant dès que les pièces sont volumineuses ou que le nombre d'itérations est élevé, car le coût marginal d'une impression supplémentaire est très faible.

Pour un atelier qui débute, commencer par le PET et une imprimante FDM permet d'acquérir les bases de la modélisation et du réglage sans investir dans l'équipement de sécurité requis par la résine. La résine SLA peut être ajoutée dans un second temps, lorsque les projets l'exigent réellement.

Avant de lancer la première impression avec une nouvelle bobine de 750 g, séchez-la à 65 °C pendant quatre heures, puis exécutez une tour de température de 230 à 250 °C par paliers de 5 °C. Notez la température qui donne la meilleure adhérence entre les couches sans filage, et conservez cette valeur comme référence pour toute la bobine.

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robert_walker0460

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