Imprimante 3D EN 24 : caractéristiques, matériaux et conseils d’achat
L’EN 24 se positionne entre l’EN 20 d’entrée de gamme et les machines haute température comme l’EN 154 PP. Conçue pour un usage semi-professionnel, elle offre un volume d’impression de 240 × 240 × 250 mm sur un châssis métallique rigide, avec une structure à double colonne Z et un plateau chauffant en aluminium.
Caractéristiques techniques de l’EN 24
La machine repose sur un châssis métallique rigide, une structure à double colonne Z et un plateau chauffant en aluminium. La surface d’impression annoncée atteint 240 mm en X et Y, avec une hauteur de 250 mm, ce qui permet de produire des pièces fonctionnelles de taille moyenne. Le système d’extrusion est à entraînement direct, compatible avec des buses en laiton ou en acier trempé. La température maximale de la buse est de 300 °C, celle du plateau de 120 °C.
Le firmware ouvert permet de modifier les paramètres de pilotage et de s’adapter à différents slicers. La connectique comprend un port USB, un lecteur de carte SD et une liaison Ethernet pour l’intégration dans un réseau local. L’écran tactile couleur facilite la navigation dans les menus.
Matériaux compatibles et paramètres d’impression
L’EN 24 accepte les filaments standards (PLA, PETG, ABS) ainsi que des matériaux techniques comme le polycarbonate (PC) et le nylon, à condition de respecter les plages de température. Le plateau chauffant associé à une chambre fermée en option améliore la stabilité thermique pour les matières sensibles au retrait. Pour le PC, une température de buse autour de 270 °C et un plateau à 110 °C sont recommandés. L’utilisation d’un adhésif (colle ou ruban Kapton) reste nécessaire pour les premières couches.
Le débit volumétrique maximal dépend du diamètre de la buse et de la vitesse d’impression. En configuration standard (buse 0,4 mm), des vitesses de 60 à 80 mm/s donnent un bon équilibre entre qualité et productivité. Pour des pièces très détaillées, une réduction à 40 mm/s améliore la finition de surface.
Points forts et limites identifiés
- Points forts : rigidité du châssis, volume d’impression adapté aux pièces techniques, compatibilité avec des matériaux exigeants, firmware ouvert pour réglages avancés.
- Points faibles : absence de calibrage automatique en série (option à ajouter), chambre fermée non standard, support client limité pour les utilisateurs hors réseau professionnel.
La précision réelle dépend beaucoup de l’étalonnage initial. Le modèle EN 20 de la même gamme intègre un calibrage automatique qui simplifie la mise en œuvre, mais l’EN 24 laisse à l’utilisateur la maîtrise des réglages manuels, ce qui peut rebuter les débutants. Pour ceux qui recherchent une solution prête à l’emploi, le test de l’imprimante 3D EN 20 avec calibrage automatique constitue une alternative intéressante.
Conseils pour l’achat de l’EN 24
Avant de finaliser l’achat, vérifiez la compatibilité de vos filaments habituels avec les températures maximales de la machine. Si vous imprimez principalement du PLA, un modèle plus simple peut suffire. En revanche, pour des pièces en ABS ou en polycarbonate, l’EN 24 offre une base mécanique solide. Pensez également à prévoir un système de filtration si vous utilisez des matériaux dégageant des vapeurs. Enfin, comparez le prix avec celui d’une machine d’occasion de la même gamme, car les pièces détachées restent disponibles sur le marché.