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Gros plan sur la surface d'une pièce imprimée montrant la qualité des couches
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Test technique de l’imprimante 3D EN 23 : précision, matériaux et limites

By robert_walker0460
September 12, 2026 4 Min Read
Comments Off on Test technique de l’imprimante 3D EN 23 : précision, matériaux et limites

L'imprimante 3D EN 23 se positionne comme une solution intermédiaire entre les machines d'entrée de gamme et les modèles professionnels. Avec un volume de construction de 300 × 300 × 400 mm et un extrudeur à double engrenage, elle vise à répondre aux besoins des utilisateurs qui souhaitent imprimer à la fois des pièces fonctionnelles en matériaux techniques et des prototypes rapides en filaments courants. Ce test technique examine ses caractéristiques, sa précision réelle et sa compatibilité avec différents polymères.

Spécifications techniques

Le constructeur annonce une précision de positionnement de 0,0125 mm sur les axes X et Y, et de 0,0025 mm sur l'axe Z. La buse standard est en laiton, diamètre 0,4 mm, avec possibilité de monter des buses en acier trempé (0,2 à 0,8 mm) pour les filaments abrasifs. Le lit chauffant atteint 120 °C, et l'enceinte fermée peut monter à 65 °C grâce à un chauffage auxiliaire. La carte contrôleur est une 32 bits avec pilotes de moteur silencieux TMC2209. Le capteur de fin de filament et la reprise après coupure de courant sont inclus de série.

Paramètre Valeur
Volume de construction 300 × 300 × 400 mm
Précision annoncée (XY) 0,0125 mm
Précision annoncée (Z) 0,0025 mm
Température maximale de la buse 300 °C
Température maximale du lit 120 °C
Température maximale de l'enceinte 65 °C
Extrudeur Double engrenage, entraînement direct
Diamètre de filament supporté 1,75 mm
Connectique USB, Wi-Fi, Ethernet, lecteur SD
Poids 18,5 kg

Qualité d'impression et précision

Lors des tests de calibration, l'EN 23 atteint une déviation maximale de 0,08 mm sur un cube de 20 mm avec du PLA standard (température buse 210 °C, lit 60 °C). Les angles vifs sont nets, sans élévation de bord, grâce au capteur de nivellement automatique inductif qui compense les variations du plateau jusqu'à 2 mm. La surface des pièces présente un aspect satiné régulier avec des couches de 0,2 mm ; en mode 0,1 mm, les stries deviennent à peine visibles à l'œil nu. Le principal point faible constaté est un léger fantôme (ringing) sur les pièces très fines lorsque la vitesse d'impression dépasse 80 mm/s, phénomène atténué en réduisant l'accélération à 500 mm/s².

Compatibilité des matériaux

Grâce à l'extrudeur direct et à la chambre chauffée, l'EN 23 imprime sans difficulté le PLA, le PETG, le TPU (jusqu'à 95A de dureté), l'ABS et l'ASA. Le polycarbonate (PC) nécessite un séchage préalable du filament et une buse à 280 °C ; l'enceinte à 60 °C suffit pour éviter les décollements, mais les pièces de grande hauteur peuvent présenter un léger warping si le lit n'est pas parfaitement adhésivé. Les filaments techniques comme le PA12 renforcé de fibres de carbone passent sans problème avec une buse en acier trempé. En revanche, les matériaux flexibles très souples (Shore 70A ou moins) ont tendance à se coincer dans l'extrudeur, même avec le réglage de rétraction minimale ; un tube guide de filament renforcé est recommandé.

Pour une analyse plus détaillée des performances avec des polymères spécifiques, le test de l'imprimante 3D EN 156 : précision et compatibilité pour l'usage médical montre comment des réglages similaires permettent d'obtenir des pièces biocompatibles avec des résines techniques.

Points forts et limites

  • Points forts : grande rigidité du châssis en aluminium, capteur de nivellement fiable, interface tactile réactive, possibilité de surveiller l'impression à distance via Wi-Fi, consommation électrique modérée (250 W en régime).
  • Points limites : absence de double extrudeur (nécessite un module en option), bruit du ventilateur de refroidissement de la pièce (45 dB), temps de chauffe de l'enceinte assez long (environ 12 minutes pour atteindre 60 °C), et le logiciel de tranchage fourni (propriétaire) manque de profondeur pour les réglages avancés — l'utilisation de Cura ou PrusaSlicer est fortement conseillée.

Applications recommandées

L'EN 23 convient particulièrement aux bureaux d'études qui doivent produire des prototypes fonctionnels en ABS ou PETG, aux fab labs qui alternent entre filaments souples et rigides, et aux petites séries de pièces techniques ne nécessitant pas de multi-matériaux. Son volume de 300 × 300 × 400 mm permet de réaliser des objets de taille moyenne sans assemblage. Pour les utilisateurs qui cherchent une machine dédiée aux matériaux à haute température, le test de la BCN3D 112 : une imprimante 3D mono-extrudeuse pour matériaux techniques offre un point de comparaison intéressant sur la gestion des filaments à plus de 300 °C.

Gros plan sur la surface d'une pièce imprimée montrant la qualité des couches

En pratique, le réglage le plus critique sur l'EN 23 est la température de l'enceinte lors de l'impression de grands volumes en ABS : une valeur de 55 °C donne un bon compromis entre adhérence des couches et risque de déformation, mais il faut veiller à ce que le capteur de température soit bien positionné au centre de la chambre. Un petit ventilateur d'extraction monté sur le côté permet d'évacuer les vapeurs sans créer de courant d'air direct sur la pièce.

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robert_walker0460

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