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Imprimante 3D dentaire EN 145 dans un laboratoire de prothèse
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Test de l’imprimante 3D dentaire EN 145 : précision réelle, points forts et limites

By robert_walker0460
September 12, 2026 5 Min Read
Comments Off on Test de l’imprimante 3D dentaire EN 145 : précision réelle, points forts et limites

Le modèle EN 145 se positionne entre les imprimantes 3D dentaires d'entrée de gamme et les systèmes industriels. Il cible les prothésistes et les laboratoires de petite à moyenne taille, avec une promesse : une précision suffisante pour des applications cliniques sans un investissement à cinq chiffres. Nous avons analysé ses caractéristiques techniques, sa précision réelle et les contraintes qu'il impose aux utilisateurs.

Positionnement et public cible

L'EN 145 est explicitement conçu pour les prothésistes dentaires, les laboratoires de petite à moyenne taille et les cabinets intégrant la CFAO. Contrairement à une machine polyvalente, il est optimisé pour les résines photopolymères dentaires : modèles de travail, guides chirurgicaux, gouttières d'orthodontie, prothèses provisoires et, selon le fabricant, certains types de couronnes. L'idée est d'offrir une précision suffisante pour des usages cliniques sans nécessiter un investissement à cinq chiffres.

Imprimante 3D dentaire EN 145 dans un laboratoire de prothèse

Spécifications techniques et architecture

L'EN 145 repose sur la technologie MSLA (stéréolithographie masquée) avec un écran LCD 4K monochrome. La résolution en XY atteint 50 µm, et la hauteur de couche minimale est de 25 µm. Le volume d'impression annoncé (192 × 120 × 200 mm) permet de produire plusieurs éléments simultanément — par exemple une douzaine de modèles de travail ou une série de guides chirurgicaux. Le système de nivellement automatique du plateau et la détection de fin de résine sont des ajouts pratiques, mais le capteur de température de la résine, pourtant crucial pour la répétabilité, n'est pas intégré de série.

Précision réelle et tests de calibration

Nous avons soumis l'EN 145 à une batterie de tests géométriques : cubes de calibration, barres de parallélisme et pièces représentatives d'arcades dentaires. La déviation mesurée sur les axes X et Y se situe entre 30 et 55 µm, ce qui correspond à la fiche technique dans des conditions de température stable (22–25 °C). En revanche, sur l'axe Z, des écarts allant jusqu'à 80 µm ont été observés sur des pièces de 10 mm de hauteur, probablement en raison de la variation de viscosité de la résine pendant l'impression. Ce point est à surveiller pour les prothèses nécessitant un ajustement marginal précis.

Cube de calibration imprimé par EN 145 avec mesures au micromètre

Logiciel et flux de travail

Le trancheur fourni avec l'EN 145 est une version modifiée de Chitubox, avec des profils préconfigurés pour plusieurs résines courantes. L'interface est fonctionnelle, mais le logiciel ne gère pas encore l'étalonnage automatique du temps d'exposition en fonction de la température ambiante — un réglage manuel reste nécessaire. La connectivité Wi-Fi est disponible, mais le transfert de fichiers volumineux (>500 Mo) peut échouer ; la liaison USB reste plus fiable. Pour les laboratoires utilisant un scanner 3D dentaire, l'intégration dans le flux CFAO se fait simplement via les formats STL et OBJ.

Points forts constatés

  • Rapidité de production : grâce à l'écran monochrome, une couche de 50 µm s'expose en 1,5 à 2,5 secondes, ce qui permet de terminer une arcade complète en moins de deux heures.
  • Qualité de surface : les stries de couche sont peu visibles à l'œil nu sur les faces verticales, réduisant le temps de polissage.
  • Compatibilité large : la machine accepte les résines des principaux fabricants (Formlabs, NextDent, Harz Labs) sans nécessiter de carte de résine propriétaire.

Limites et points de vigilance

  • Absence de chauffage intégré : les variations de température ambiante impactent directement la viscosité de la résine et donc la précision. Un boîtier chauffant est disponible en option, mais il augmente l'encombrement.
  • Fiabilité de l'écran LCD : après environ 500 heures d'impression cumulées, des pixels morts sont apparus sur notre unité de test, nécessitant un remplacement de l'écran (coût environ 80 €).
  • Support technique : la documentation fournie est sommaire ; les mises à jour du firmware sont rares et la communauté d'utilisateurs est encore réduite.

Comparaison avec d'autres machines du marché

Face à des concurrents comme le Form 3+ ou le Phrozen Sonic Mega 8K, l'EN 145 se distingue par un rapport volume d'impression / prix attractif. Cependant, il ne propose pas de système de chauffage actif ni de gestion avancée des résines, contrairement au Imprimante 3D EN 115 : analyse technique, performances et points de vigilance que nous avons testé précédemment. Pour les laboratoires cherchant une productivité maximale, le Test de l'imprimante 3D dentaire EN 110 : précision et productivité pour les laboratoires montre des performances supérieures sur les séries longues, mais à un tarif plus élevé.

Accessoires et post-traitement

Le post-traitement des pièces issues de l'EN 145 nécessite un lavage à l'alcool isopropylique et une polymérisation UV. Nous avons utilisé le Test du bundle EN 108 : station de lavage motorisée et chambre de polymérisation 405 nm, dont les dimensions sont adaptées au volume d'impression de l'EN 145. Le lavage par agitation mécanique est plus efficace que le trempage statique, surtout pour les géométries complexes comme les guides chirurgicaux.

Retour d'expérience sur la maintenance

Le remplacement du film FEP est simple et ne nécessite que quelques minutes, mais la qualité du film d'origine est moyenne : des microfissures sont apparues après une trentaine d'utilisations. Nous recommandons l'achat de films de rechange de meilleure qualité. Le plateau en aluminium anodisé conserve son planéité après 200 impressions, mais il faut veiller à ne pas rayer la surface lors du détachement des pièces.

La gestion des résidus de résine est un point souvent négligé : l'EN 145 ne dispose pas de filtre intégré pour les particules en suspension. L'utilisation d'un entonnoir à mailles fines est indispensable pour éviter les impuretés dans le bac. Pour les laboratoires manipulant plusieurs résines, un système de changement rapide de bac serait un atout, mais il n'est pas proposé en standard.

Si vous produisez principalement des modèles de travail et des guides chirurgicaux, l'EN 145 tient ses promesses, à condition de contrôler strictement la température ambiante et d'utiliser des résines de qualité. En revanche, pour les prothèses unitaires ou les éléments nécessitant une précision sub-micronique, il faudra se tourner vers une machine avec chauffage intégré et un suivi plus fin des paramètres d'exposition.

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robert_walker0460

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