Skip to content
-
Subscribe to our newsletter & never miss our best posts. Subscribe Now!
Unic3D Tech Unic3D Tech
Unic3D Tech Unic3D Tech
  • Home
  • Home
Close

Search

  • https://www.facebook.com/
  • https://twitter.com/
  • https://t.me/
  • https://www.instagram.com/
  • https://youtube.com/
Subscribe
Buse EN 139 en acier trempé avec filetage M6 standard
Uncategorized

Test de la buse EN 139 : caractéristiques, performances et compatibilité

By robert_walker0460
September 12, 2026 4 Min Read
Comments Off on Test de la buse EN 139 : caractéristiques, performances et compatibilité

L’usure prématurée d’une buse en laiton lors de l’impression de filaments chargés — carbone, fibre de verre, bois, glow‑in‑the‑dark — est un frein récurrent pour les utilisateurs réguliers. La buse EN 139, taillée dans un acier trempé et revêtue d’un traitement de surface anti‑adhésif, se présente comme une alternative durable sans sacrifier la qualité de la couche. Nous l’avons soumise à une série de tests sur plusieurs centaines d’heures pour évaluer sa tenue mécanique, son comportement thermique et son impact sur les détails fins.

<Buse EN 139 en acier trempé avec filetage M6 standard>

Spécifications techniques

La EN 139 est une buse au pas de vis M6 standard, compatible avec la grande majorité des blocs chauffants des imprimantes FDM 1,75 mm et 2,85 mm. Elle est disponible en diamètres de 0,4 mm (testé) et 0,6 mm. Le matériau est un acier à outil trempé (60 HRC minimum), recouvert d’une couche de nitrure de titane (TiN) censée réduire l’adhérence du filament et faciliter le nettoyage. La longueur de la partie conique est de 6 mm, identique à celle d’une buse V6 standard, ce qui garantit une compatibilité immédiate avec les blocs E3D, Creality, Prusa, Ultimaker et bien d’autres.

Température maximale et conductivité

La température maximale de service annoncée est de 600 °C, mais en pratique l’acier trempé conserve sa dureté jusqu’à 400 °C environ. Sa conductivité thermique (≈ 25 W/m·K) est inférieure à celle du laiton (≈ 110 W/m·K). Cela implique un temps de chauffe légèrement plus long et une sensibilité accrue aux variations de flux d’air. Nos tests montrent qu’un réglage PID est recommandé lors du premier montage pour stabiliser la température à ± 1 °C.

Performances en conditions réelles

Nous avons imprimé avec la EN 139 trois types de filaments abrasifs : un PLA chargé à 15 % de fibres de carbone (TDS de 60 MPa), un PETG avec paillettes métalliques et un TPU flexible à haute abrasion. Après 200 heures de fonctionnement, l’usure du diamètre mesurée au microscope est inférieure à 2 µm – contre plus de 40 µm pour une buse en laiton standard dans les mêmes conditions. La finition de surface reste comparable, avec un léger dégradé mat sur les premiers centimètres dû à l’écoulement plus visqueux du matériau dans l’acier.

<>

Qualité des détails et retraction

Avec un filtre de 0,4 mm, la buse EN 139 produit des ponts nets et des surfaces lisses jusqu’à une hauteur de couche de 0,1 mm. En retraction, le volume de filament rétracté reste identique à celui d’une buse laiton, mais le temps de réponse est légèrement plus lent (≈ 10 ms de décalage). Cela peut entraîner de petits filets sur les objets centrés si la rétractation n’est pas allongée de 0,5 mm supplémentaires. Un réglage fin est donc nécessaire pour passer de la laiton à l’acier.

Avantages et inconvénients

  • Durabilité : résiste à plusieurs centaines d’heures avec des matériaux abrasifs, idéale pour les utilisateurs intensifs.
  • Compatibilité : s’adapte à la quasi‑totalité des blocs chauffants M6 sans adaptateur.
  • Stabilité thermique : la conductivité réduite peut devenir un atout pour les matériaux qui craignent les surchauffes locales (PLA haute température).
  • Prix : environ deux à trois fois plus chère qu’une buse laiton, un investissement rentabilisé si l’on imprime régulièrement des filaments chargés.
  • Réglage nécessaire : nécessite un nouveau PID et parfois une augmentation de la température de 5 °C pour compenser la perte de conductivité.
  • Flexibles : en TPU mou (shore 95A) la buse peut provoquer des légères boursouflures si la température n’est pas stabilisée.

Recommandations d’utilisation

Avant de monter la EN 139, vérifiez que le pas de vis de votre bloc chauffant est bien M6 et que la longueur du filetage ne dépasse pas 10 mm (la buse mesure 12 mm de long). Pour le premier démarrage, effectuez un auto‑PID à la température cible (par exemple 220 °C pour du PLA chargé). Nous recommandons d’utiliser un tube en PTFE de haute qualité (Capricorn ou équivalent) pour éviter les bourrages.

Si vous passez d’une buse laiton à une EN 139 sur une même imprimante, réalisez un test de rétractation avec une tour de calibration. Une augmentation de 0,4 mm du réglait de rétractation et une diminution de la vitesse de 5 mm/s suffit généralement. Pour les filaments abrasifs, stockez la buse dans un endroit sec après chaque utilisation et effectuez un cold‑pull au bout de 50 heures pour éliminer les résidus brûlés.

La EN 139 s’intègre parfaitement dans un environnement professionnel où la fiabilité sur la durée prime. Elle équipe aussi bien les imprimantes mono‑extrudeuse que les systèmes à double extrusion, comme la Raise3D EN 124 que nous avons testée. Pour une utilisation courante avec des filaments standards, une buse laiton reste plus économique, mais dès que vous abordez les matériaux techniques, cette buse en acier trempé justifie son coût par la constance de la qualité d’impression.

Author

robert_walker0460

Follow Me
Other Articles
Hygromètre affichant 60 % d'humidité à côté de bobines de filament
Previous

EN 135 : humidité et impression 3D – impacts et solutions

Capot rigide en polycarbonate pour imprimante 3D EN 140
Next

Capot de protection pour l’EN 140 : critères techniques et comparatif