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Test technique de l’imprimante 3D EN 127 : fiabilité et polyvalence

By robert_walker0460
September 12, 2026 3 Min Read
Comments Off on Test technique de l’imprimante 3D EN 127 : fiabilité et polyvalence

L’imprimante 3D EN 127 se distingue par un volume d’impression de 300 × 300 × 400 mm et une double extrusion indépendante (IDEX). Cette configuration permet de produire des pièces avec deux matériaux différents ou des supports solubles sans sacrifier la surface utile. La structure en aluminium extrudé et le châssis rigide minimisent les vibrations, un point crucial pour maintenir la précision dimensionnelle sur des tirages longs.

Architecture mécanique et précision

Le système de guidage par rails linéaires et courroies en Kevlar garantit une répétabilité de positionnement annoncée à ±0,05 mm. Lors de nos essais, la première couche s’est révélée homogène sur toute la surface du plateau magnétique, grâce à un système de nivellement automatique à 49 points. Le plateau peut monter jusqu’à 120 °C, ce qui autorise l’emploi de filaments techniques comme le PETG ou le polycarbonate. La buse en laiton, interchangeable, accepte des diamètres de 0,4 mm (standard) à 0,8 mm (gros débit).

Double extrusion et matériaux compatibles

Avec ses deux buses indépendantes, l’EN 127 permet l’impression de pièces bicolores ou l’utilisation d’un support soluble (PVA ou BVOH). La distance entre les buses (83 mm) impose un volume de purge minimal de 12 mm³ par changement de filament, ce qui limite le gaspillage contrairement aux systèmes à buse unique pivotante. Le guide-filament en PTFE réduit les frottements pour les matériaux flexibles, mais le chemin reste assez long ; les TPU de dureté inférieure à 85A nécessitent un réglage précis de la rétraction.

  • Filaments recommandés par le fabricant : PLA, ABS, PETG, TPU (jusqu’à 85A), PC, ASA.
  • Supports solubles : PVA, BVOH.
  • Température maximale de la buse : 290 °C.

Logiciel et connectivité

L’EN 127 est fournie avec une version personnalisée de PrusaSlicer intégrant les profils de matériaux. Le firmware Marlin open source offre des paramètres avancés (lin advance, input shaping) que les utilisateurs expérimentés peuvent ajuster. La connectivité se fait par carte SD, USB OTG ou Ethernet. L’interface tactile de 5 pouces affiche en temps réel la température des buses et l’avancement du travail. Notons l’absence de module Wi-Fi natif, ce qui pourra décevoir les adeptes du suivi à distance sans câble.

Pour les utilisateurs intéressés par une solution IDEX plus grand format, nous avons précédemment analysé un modèle professionnel avec des caractéristiques similaires : Test de la BCN3D EN 121 : imprimante 3D IDEX grand format pour professionnels. L’approche mécanique y diffère sur certains points, notamment le système de nivellement.

Performances en impression

Nos tests de calibration (cube XYZ, tour de calibration et pièce en surplomb) montrent une qualité de surface correcte pour un modèle de cette gamme. Les cordons sont peu visibles avec une hauteur de couche de 0,2 mm, et le pontage atteint 30 mm sans support. En revanche, les colonnes fines (moins de 3 mm de diamètre) présentent une légère oscillation sur les 50 derniers millimètres, signe que la vitesse de déplacement devrait être réduite pour les pièces élancées.

Points forts

  • Volume d’impression généreux pour une machine de bureau.
  • Double extrusion indépendante avec purge minimisée.
  • Structure rigide adaptée à des cycles longs.
  • Logiciel open source paramétrable.

Limites identifiées

  • Absence de Wi-Fi intégré.
  • Température de buse limitée à 290 °C (insuffisante pour le PEEK ou l’Ultem sans modification).
  • Nécessité d’un recalage manuel occasionnel du deuxième chariot après changement de buse.
  • Bruits du ventilateur de refroidissement à 100 % (65 dB mesurés à 1 m).

Qualité des finitions et post-traitement

Les pièces imprimées en PLA sur un plateau bien nivelé présentent un aspect lisse sans stries prononcées. L’utilisation d’un radeau est rarement nécessaire si les bords disposent d’une jupe large. Pour les pièces techniques en ABS, l’enceinte fermée en option (vendue séparément) stabilise la température ambiante et réduit le gauchissement. Après impression, le retrait des supports solubles se fait à l’eau tiède en quelques heures. Le plateau magnétique flexible facilite le décollement des pièces plates, un détail souvent négligé sur les modèles concurrents.

À qui s’adresse l’EN 127 ?

Cette machine s’adresse aux makers et petits bureaux d’études qui ont besoin de produire des prototypes fonctionnels en deux matériaux sans investir dans une machine industrielle. Elle convient également aux établissements d’enseignement technique qui souhaitent initier les élèves aux procédés d’impression double. Les utilisateurs exigeant une température de buse supérieure à 300 °C ou un volume d’impression encore plus grand devront se tourner vers des gammes spécialisées.

Avant l’achat, vérifiez que vos logiciels de CAO exportent bien les maillages en deux parties distinctes pour l’affectation des matériaux. Préparez également un espace de travail d’au moins 70 × 70 cm pour installer la machine et accéder aux deux chariots latéraux.

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robert_walker0460

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