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Imprimante 3D BCN3D EN 121 dans un atelier professionnel
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Test de la BCN3D EN 121 : imprimante 3D IDEX grand format pour professionnels

By robert_walker0460
September 12, 2026 3 Min Read
Comments Off on Test de la BCN3D EN 121 : imprimante 3D IDEX grand format pour professionnels

Avec un volume d'impression de 420 × 300 × 200 mm, la BCN3D EN 121 fait partie des imprimantes 3D IDEX les plus spacieuses du marché professionnel. Son système à deux têtes d’extrusion indépendantes permet d’imprimer deux pièces identiques en même temps ou de réaliser des supports solubles sans intervention manuelle. La chambre fermée et chauffée jusqu’à 80 °C autorise l’emploi de matériaux techniques comme le polycarbonate, le PEEK ou les composites à base de fibre de carbone.

Imprimante 3D BCN3D EN 121 dans un atelier professionnel

Système IDEX et double extrusion

Le mécanisme IDEX (Independent Dual Extrusion) de la EN 121 repose sur deux chariots motorisés sur un même axe X. Chaque extrudeur se déplace indépendamment, ce qui donne trois modes : miroir, duplication et copie. En mode miroir, les deux têtes impriment le même modèle en symétrie – pratique pour les pièces paires. En mode duplication, la même pièce est produite deux fois simultanément, ce qui double le débit. En mode copie, les têtes collaborent sur un même objet pour des géométries complexes nécessitant deux matériaux. La commutation entre ces modes se fait via le logiciel BCN3D Stratos, un slicer propriétaire optimisé pour la gamme.

Chambre chauffée et compatibilité matériaux

La température maximale de la chambre atteint 80 °C, un seuil suffisant pour limiter les déformations lors de l’impression de polycarbonate et de PEEK. Le plateau chauffant monte à 120 °C, avec une surface en verre traité ou en PEI selon l’option choisie. BCN3D recommande l’usage de ses filaments certifiés pour la reproductibilité, mais la machine accepte les bobines standard de 1,75 mm respectant les tolérances de diamètre. Le PLA, l’ABS, le PETG et le TPU passent sans difficulté, tandis que les composites chargés en fibre de carbone ou de verre nécessitent une buse en acier trempé fournie d’origine.

Têtes d'extrusion indépendantes de l'imprimante 3D IDEX

Précision et fiabilité

La résolution de couche annoncée est comprise entre 50 et 300 µm, avec une précision de positionnement de 12,5 µm sur les axes X et Y. Le châssis en aluminium anodisé et les guides linéaires garantissent une rigidité suffisante pour des impressions longues. Le système de nivellement automatique du plateau compense les petites irrégularités, mais un recalage manuel reste conseillé après un changement de plateau. Le débit volumétrique maximal est de 30 mm³/s, ce qui autorise des vitesses de déplacement de 150 mm/s sans perte de qualité notable.

Points de vigilance et limites

  • Le prix élevé (environ 5 500 € HT) le destine aux professionnels et aux laboratoires ; un retour sur investissement doit être calculé en fonction du volume de production.
  • Le slicer propriétaire Stratos offre moins de flexibilité que des solutions open source comme PrusaSlicer ou Cura ; les utilisateurs avancés peuvent toutefois exporter des G‑codes personnalisés.
  • La maintenance des buses et des tubes PTFE est plus fréquente qu’avec des systèmes à extrusion directe simple ; un kit de rechange est recommandé.
  • Le bruit en fonctionnement (environ 50 dB) peut être gênant dans un bureau partagé ; un caisson insonorisant est disponible en option.

Alternatives et positionnement

Sur le segment des imprimantes IDEX grand format, la EN 121 concurrence directement des modèles comme la Raise3D Pro3, dont nous avons détaillé les performances dans notre test de la Raise3D Pro3. La Pro3 offre un volume légèrement plus grand (330 × 330 × 300 mm) mais une chambre non chauffée, ce qui limite les matériaux techniques. Le choix entre les deux dépend donc de la priorité donnée aux matériaux hautes températures ou au volume d’impression.

Configuration et post-traitement

La mise en œuvre de la EN 121 nécessite une connexion réseau Ethernet ou Wi‑Fi pour le pilotage via l’interface web. Le post‑traitement des pièces imprimées avec supports solubles PVA ou BVOH se fait par immersion dans l’eau tiède pendant quelques heures. Pour les pièces en polycarbonate ou en PEEK, un recuit en étuve à 120 °C pendant 30 minutes améliore la cristallinité et la résistance mécanique. BCN3D fournit un guide détaillé de ces paramètres dans sa documentation technique, qu’il est impératif de consulter avant de lancer une production série.

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robert_walker0460

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