FabLab EN 111 : test du fablab 3D avec FDM, SLA, SLS et scanner
Le FabLab EN 111 met à disposition des utilisateurs un parc de machines d’impression 3D couvrant les technologies FDM, SLA et SLS, ainsi qu’un scanner à lumière bleue professionnel. L’accès se fait par abonnement horaire ou forfait mensuel, sans achat de matériel. Particuliers et petites entreprises y trouvent leur compte : les premiers pour prototyper, les secondes pour une production en petite série sans investissement lourd.
Parc machines et matériaux disponibles
Huit imprimantes FDM (dont deux à double extrusion), trois machines SLA à résine et une imprimante SLS pour poudres composent le parc. Les buses FDM montent à 300 °C, ce qui permet d’utiliser des matériaux techniques comme le polycarbonate ou le nylon. En SLA, la résolution Z de 25 µm convient aux pièces dentaires ou de joaillerie.
Le catalogue de consommables inclut :
- PLA, PETG, TPU (flexible), ABS
- Polycarbonate, Nylon, composites (carbone, bois)
- Résines standard, résine dentaire médicale, résine flexible
- Poudre de polyamide pour SLS
Le PLA amélioré proposé ici rappelle les caractéristiques du Filament EN 100 : tests et caractéristiques techniques d'un PLA amélioré que nous avons testé précédemment. Stabilité dimensionnelle et absence d’odeur pendant l’impression en font un bon choix pour les débutants.
Services de scan 3D et post-traitement
Le scanner à lumière bleue capture les géométries avec une précision de 0,02 mm, et les fichiers STL sont fournis après recalage automatique. Le FabLab dispose aussi d’un atelier de post-traitement : bains de lavage et de photopolymérisation pour résines, tourets de ponçage, cabine de peinture. De quoi éviter de gérer la finition chez soi.

Formations proposées
Plusieurs parcours sont accessibles : initiation à la modélisation 3D avec Fusion 360, atelier de paramétrage d’impression FDM et SLA, module avancé de scan 3D pour l’ingénierie inverse. Les sessions durent de 3 heures à deux jours et incluent l’utilisation des machines sans supplément.
Points forts et limites
| Avantages | Inconvénients |
|---|---|
| Accès à plusieurs technologies sans investissement | Coût horaire peut dépasser celui d’une machine personnelle à l’usage intensif |
| Matériaux techniques disponibles pour prototypage | Disponibilité des créneaux parfois limitée en période de forte demande |
| Encadrement par des techniciens formés | Apprentissage de l’interface des machines propre au FabLab |
| Scanner haute précision intégré | Transfert des fichiers scan vers logiciel de CAO non inclus |
Comparaison avec l’acquisition personnelle
Pour un usage ponctuel (quelques impressions par mois), le forfait horaire du FabLab EN 111 reste plus économique que l’achat d’une imprimante, surtout si l’on souhaite alterner entre FDM et résine. En revanche, au-delà de 50 heures par mois, il devient rentable d’investir dans une machine personnelle comme une IDEX FDM. Pour les projets nécessitant deux matériaux, le FabLab dispose d’une imprimante IDEX comparable au modèle testé dans notre article Test BCN3D EN 117 : une imprimante 3D IDEX pour matériaux techniques.
Le choix dépend aussi du besoin en formation : les débutants profiteront des ateliers du FabLab avant de s’équiper, tandis que les utilisateurs avancés préféreront la liberté d’une machine personnelle.
Avant de souscrire un abonnement, vérifiez les heures machine incluses et la compatibilité de vos fichiers avec les logiciels de tranchage utilisés sur place. Une journée d’essai est souvent proposée pour évaluer les réglages et la qualité de finition.